Introduction
Le photographe le plus célébré de l'histoire tchèque n'avait qu'un bras, et la petite maison baroque où Prague rend aujourd'hui hommage à son œuvre se trouve dans une rue nommée d'après un poète lauréat du prix Nobel — deux hommes qui comprenaient la perte comme une force créatrice. La Galerie Josef Sudek, discrètement installée au 24 Úvoz dans le quartier de Hradčany à Prague, occupe à peine plus d'espace qu'un grand salon, et pourtant elle accueille des expositions temporaires tirées des archives d'un homme qui a passé des décennies à photographier une seule fenêtre d'atelier. On vient ici non pour le spectaculaire, mais pour l'intimité — cette manière de regarder qui change votre façon de voir la lumière pour le reste de la journée.
La galerie se trouve dans la maison dite "U Luny" (À la Lune), un édifice baroque tardif coincé dans la pente raide de la rue Úvoz, entre le Château de Prague et le monastère de Strahov. La rue elle-même descend avec assez de vigueur pour que vos mollets s'en souviennent plus tard. Deux petites salles au rez-de-chaussée servent d'espace d'exposition, gérées par l'antenne praguoise de la Galerie nationale, qui utilise la maison depuis 2000 pour présenter des expositions temporaires de tirages de Sudek aux côtés d'œuvres d'autres photographes tchèques et internationaux.
Ce qui mérite l'effort de la montée, ce n'est pas la taille, mais l'atmosphère. Les salles sont volontairement sombres, et les tirages éclairés avec un soin qu'on réserve d'ordinaire aux maîtres anciens. Les photographies de Sudek demandent du temps : la buée sur le verre, le grain du papier qui vieillit, des jardins qui se dissolvent dans le brouillard. Les murs épais et les plafonds bas donnent l'impression d'entrer dans l'une de ses images.
Comptez vingt à quarante minutes sur place, et c'est exactement ce qu'il faut. La galerie renouvelle ses expositions plusieurs fois par an, si bien que chaque retour montre d'autres œuvres. Et comme la maison se trouve dans l'une des rues les plus calmes de Prague — les touristes filent en général tout droit vers le château — il se peut que vous vous retrouviez seul face aux photographies. Cette solitude fait partie de l'expérience.
À voir
L'atelier lui-même — le studio de Sudek à Újezd
La galerie occupe une seule pièce au rez-de-chaussée, à Újezd 30, à peine plus grande qu'un vaste salon — environ 50 mètres carrés, soit la surface d'un conteneur maritime et demi. C'est précisément le sujet. Josef Sudek a passé des décennies à photographier depuis des espaces étroits, intimes, et cet ancien atelier conserve l'échelle à laquelle il pensait. La lumière entre par une haute fenêtre donnant sur le jardin de cour, la même fenêtre qui apparaît dans les propres photographies de Sudek, avec leurs traînées de condensation et leurs motifs de givre, dans les années 1940 et 1950. Les expositions changent tous les quelques mois, toujours avec les tirages à la gélatine argentique de Sudek, et le plafond bas ainsi que le calme vous permettent de vous approcher assez pour distinguer le grain de l'émulsion. Pas de foule. Pas d'audioguide. Juste des photographies accrochées à hauteur d'œil dans une pièce qui sent encore légèrement le vieux bois et le plâtre, où le silence a un poids physique qui vous oblige à ralentir et à vraiment regarder.
La maison baroque « U Luny » et ses stucs de l'atelier Brokoff
Avant d'entrer, levez les yeux. Le bâtiment remonte au début du XVIIIe siècle et porte l'enseigne « U Luny » — À la Lune — un nom plus ancien que la Tchéquie, plus ancien que la Tchécoslovaquie, plus ancien que le compromis austro-hongrois de 1867. La façade conserve des reliefs en stuc attribués à l'atelier de Ferdinand Maxmilián Brokoff, le même sculpteur à qui l'on doit plusieurs des saints alignés sur le pont Charles, à environ 600 mètres plus bas. Son atelier a produit ces figures baroques musclées, chargées d'émotion, qui définissent l'horizon de Prague ; ici, sur Újezd, le décor est plus discret mais impossible à confondre : enroulements et motifs allégoriques imprimés dans un plâtre qui a survécu à trois siècles d'humidité de la Vltava. La légende veut que la maison soit hantée par une dame blanche — les habitants vous diront qu'elle apparaît dans le jardin de la cour les soirs d'hiver. Que vous y croyiez ou non, le jardin, lui, existe bel et bien, il se visite, et son calme surprend quand on sait que les grandes artères touristiques de Malá Strana passent à un seul pâté de maisons à l'est.
Marcher dans les pas de Sudek : de Újezd à Úvoz
En sortant de la galerie, tournez à droite et montez Újezd en direction de Pohořelec. En cinq minutes, la rue devient Úvoz, une voie étroite qui grimpe raide entre des murs de jardin vers le monastère de Strahov. Sudek empruntait ce trajet sans cesse — son second atelier, plus grand, se trouvait sur Úvoz de 1959 jusqu'à sa mort en 1976, et cette lumière si particulière, filtrée par les branches de tilleul puis renvoyée par les enduits ocre, revient sans cesse dans ses tirages panoramiques. La montée fait environ 400 mètres, soit à peu près la longueur de quatre terrains de football mis bout à bout, et elle suffit à vous faire respirer plus fort. Mais à mi-pente, une trouée entre les bâtiments ouvre une vue sur les remparts nord du château de Prague depuis un angle que la plupart des visiteurs ne trouvent jamais. Terminez à la bibliothèque du monastère de Strahov ou revenez vers la rue Nerudova. Dans les deux cas, vous aurez suivi la géographie quotidienne d'un homme qui a passé cinquante ans à prouver que la beauté de Prague ne vit pas dans ses monuments, mais dans ses surfaces ordinaires, striées de pluie.
Galerie photos
Explorez Galerie Josef Sudek en images
La Galerie Josef Sudek à Prague déploie un intérieur voûté et paisible consacré à la photographie d'art.
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La Galerie Josef Sudek occupe un élégant bâtiment historique de Prague, en Tchéquie, reconnaissable à sa façade rose et jaune de style baroque.
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La Galerie Josef Sudek à Prague offre un regard intime sur la photographie dans un lieu historique marqué par sa voûte singulière.
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Une journée lumineuse dans les rues historiques de Prague, avec l'entrée de la Galerie Josef Sudek en vedette.
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L'intime Galerie Josef Sudek à Prague présente la photographie dans un espace magnifiquement conservé, avec ses voûtes traditionnelles.
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Une série de photographies emblématiques en noir et blanc de Josef Sudek exposées dans le cadre intime de sa galerie à Prague, en Tchéquie.
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La Galerie Josef Sudek à Prague présente une photographie en noir et blanc intime dans un espace historique aux belles voûtes.
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Une présentation minimaliste de photographie en noir et blanc sur les murs de la Galerie Josef Sudek à Prague, en Tchéquie.
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La Galerie Josef Sudek à Prague révèle un intérieur paisible, avec voûtes anciennes et sélection soignée de photographie d'art.
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À l'intérieur de l'atelier de jardin de l'Ateliér, cherchez l'arbre noueux et tordu visible à travers la fenêtre du studio — il apparaît dans les photographies les plus emblématiques de Sudek, et en vous plaçant devant la vitre, vous pouvez cadrer exactement la vue qu'il a captée pendant des décennies.
Informations pratiques
Accès
Prenez le tram 22 jusqu'à Pohořelec (en haut de la colline), puis descendez à pied la rue Úvoz pendant environ 4 minutes — la galerie se trouve au numéro 24, dans la maison baroque appelée "U Luny". En venant d'en bas, prenez n'importe quel tram jusqu'à Malostranské náměstí et remontez Úvoz à pied pendant environ 10 minutes de montée raide sur des pavés. Il n'existe pas de parking dédié ; les places payantes les plus proches se trouvent près de Pohořelec, mais venir en voiture à Hradčany cause plus d'ennuis que cela n'en vaut la peine.
Horaires d'ouverture
En 2026, la galerie n'ouvre que trois jours par semaine : le mercredi, le samedi et le dimanche. Les horaires changent selon la saison — de 12:00 à 18:00 d'avril à septembre, de 11:00 à 17:00 d'octobre à mars. Fermée le lundi, le mardi, le jeudi et le vendredi toute l'année, ainsi que pendant les grandes fêtes tchèques.
Temps à prévoir
La galerie occupe un seul niveau dans une petite maison baroque — deux ou trois salles tout au plus. Une visite attentive prend 20 à 30 minutes. Si l'exposition du moment vous parle, prévoyez 45 minutes pour rester avec les photographies dans un silence presque complet, ce qui constitue la moitié de l'intérêt du lieu.
Accessibilité
Deux marches à l'entrée depuis la rue rendent l'accès en fauteuil roulant impossible sans assistance, et la galerie ne dispose ni d'ascenseur ni de rampe. L'approche par la rue Úvoz implique, dans les deux sens, une pente raide en pavés — difficile à la fois pour les aides à la mobilité et pour les poussettes. Contactez l'UPM à l'avance si vous avez besoin d'aménagements.
Tarifs et billets
L'entrée coûte 40 CZK au tarif plein, 20 CZK au tarif réduit (étudiants, seniors) — à peu près le prix d'un ticket de tram. Aucune réservation à l'avance n'est nécessaire ; vous payez à l'entrée. La galerie est une antenne de l'UPM (Musée des Arts décoratifs), alors renseignez-vous sur les billets combinés si vous visitez aussi leur bâtiment principal dans la rue 17. listopadu.
Conseils aux visiteurs
Deux Sudek, ne les confondez pas
Prague compte deux lieux distincts liés à Josef Sudek que même les habitants confondent. Cette galerie du 24 Úvoz (Hradčany) était son dernier appartement ; son atelier de jardin reconstitué se trouve au 30 Újezd, à Malá Strana, et dépend d'une organisation entièrement différente. Visitez les deux — ils ne sont qu'à 15 minutes à pied l'un de l'autre.
Manger dans la même rue
Le restaurant ŪVOZ, au 169/6 Úvoz, sert un menu tchèque moderne en deux plats pour 850 CZK, uniquement du mardi au samedi soir. Pour quelque chose de moins cher, descendez jusqu'à Malostranská Beseda sur Malostranské náměstí — Pilsner Urquell tirée du tank et vraie svíčková dans un bâtiment qui fait aussi office de salle de concert.
Le mercredi est votre meilleure option
Avec seulement trois jours d'ouverture par semaine, les week-ends attirent le peu de visiteurs qui viennent. Le mercredi est le jour le plus vide — vous pourriez avoir les salles entièrement pour vous, ce qui compte dans un espace plus petit que la plupart des appartements.
Laissez le trdelník, cherchez des koláče
Les trdelníks à la cannelle et au sucre vendus près du château de Prague sont une invention pour touristes sans aucun héritage tchèque. Passez votre chemin. Cherchez plutôt des koláče — la vraie pâtisserie tchèque, fourrée au pavot, à la confiture de prune ou au tvaroh (fromage frais) — dans n'importe quelle boulangerie loin du couloir touristique du château.
À combiner avec Strahov
Le monastère de Strahov se trouve à 6 minutes de montée à pied depuis la galerie, et sa brasserie sur place sert la bière Sv. Norbert avec une vue panoramique sur la ville. Les salles de la bibliothèque baroque du monastère justifient à elles seules le détour — et le trajet de retour en descendant Úvoz devant la galerie capte la lumière dorée de l'après-midi que Sudek lui-même a photographiée.
Photographier à l'intérieur
La politique de la galerie concernant les photographies varie selon les expositions — certaines autorisent les clichés sans flash, d'autres interdisent totalement les appareils en raison des accords de prêt. Vérifiez auprès du personnel à l'entrée avant de sortir votre téléphone. L'extérieur de la « Maison à la Lune » mérite une photo dans tous les cas.
Où manger
Ne partez pas sans goûter
Hospůdka U TŘÍ SEKYREK
local favoriteCommander : Commandez une Pilsner bien fraîche et le guláš ou le porc rôti du jour : c'est ici que les habitants mangent vraiment, pas les touristes. La bière est tirée comme il faut et la cuisine va droit au but.
Une vraie hospoda de quartier, avec près de 1 000 avis et une note de 4,9 : ce n'est pas de la chance, c'est de la régularité. C'est ici que les Pragois viennent quand ils veulent une vraie cuisine tchèque et de la bière sans chichis.
ŪVOZ Restaurant
fine diningCommander : Jetez un œil au menu dégustation de saison : la cuisine est sérieuse, attentive aux produits et très ancrée dans le répertoire tchèque. Les accords mets-vins méritent qu'on s'y attarde.
Une lecture raffinée de la cuisine tchèque dans un cadre intime, avec une note de 4,9 donnée par 275 convives exigeants. On vient ici pour comprendre la cuisine pragoise contemporaine, pas pour manger sa version pour visiteurs pressés.
La Grotta Wine Bar
local favoriteCommander : Prenez un vin au verre avec quelques petites assiettes : c'est l'adresse idéale pour un apéritif soigné ou une parenthèse après la galerie, sans la solennité d'un vrai dîner.
Un vrai bar à vin dans un quartier qui n'en compte pas beaucoup, avec 4,9 étoiles données par une clientèle choisie qui sait ce qu'elle fait. Parfait pour un verre et une conversation.
Caravana cafebar
cafeCommander : Un café et la pâtisserie ou la formule légère du moment : c'est votre meilleur arrêt avant ou après la galerie, à quelques pas seulement de l'Atelier Sudek.
Note parfaite de 5,0, portée par une petite clientèle fidèle. Un vrai café de quartier sur la même rue que la galerie, idéal pour un café rapide et quelque chose à grignoter sans quitter le secteur.
Conseils restauration
- check Le déjeuner (11:30 AM–2:00 PM) est le moment où les habitants mangent et où les prix sont les plus bas ; le service du dîner commence vers 5:00–6:00 PM
- check Beaucoup de pubs tchèques traditionnels ferment le lundi ; prévoyez en conséquence
- check Pourboire : arrondissez l'addition ou laissez 10 % si le service est bon ; c'est l'usage, sans être obligatoire
- check La bière tchèque (pivo) est une affaire sérieuse ; commandez-la en demi-litre (půllitr) ou en litre pour le meilleur rapport qualité-prix et la meilleure expérience
- check La réservation est vivement conseillée dans les établissements gastronomiques, surtout le week-end
Données restaurants fournies par Google
Contexte historique
Le poète de la lumière de Prague
Josef Sudek est né le 17 mars 1896 à Kolín, une ville située à environ 60 kilomètres à l'est de Prague — à peu près la distance qu'une personne peut parcourir à pied en une longue journée. Il allait devenir le plus grand photographe tchèque du XXe siècle, une figure dont l'influence sur la photographie d'art en Europe centrale est difficile à exagérer. Mais le chemin de Kolín à ce statut est passé par une guerre mondiale, une amputation, quatre décennies de solitude presque obsessionnelle et un refus de quitter Prague même lorsque la ville changeait de régime autour de lui.
La galerie qui porte son nom a ouvert en 2000, plus de vingt ans après sa mort en 1976. La maison « U Luny » a été choisie non parce que Sudek y avait vécu ou travaillé, mais parce que son échelle intime et sa situation à Hradčany semblaient en accord avec son art — de petites pièces pour un homme qui trouvait l'infini dans une vitre. La Galerie nationale gère cet espace comme un lieu annexe, et le bâtiment lui-même est un monument culturel protégé inscrit au registre du patrimoine tchèque.
Le bras, la fenêtre et quatre décennies de regard
En 1917, pendant la Première Guerre mondiale, Josef Sudek, âgé de vingt et un ans, servait sur le front italien lorsqu'un éclat d'obus lui a déchiré le bras droit. Les chirurgiens militaires l'ont amputé. Pour un jeune homme déjà formé comme relieur — un métier qui exige deux mains — ce n'était pas seulement une blessure, mais l'effacement de l'avenir qu'il s'était imaginé. Il a passé trois ans à se rétablir dans un hôpital pour anciens combattants à Prague, et c'est pendant cette convalescence qu'il a pris un appareil photo en main. La perte d'un artisanat a mené à la découverte d'un autre.
Au milieu des années 1920, Sudek a rompu avec la Société photographique tchèque à cause de son conservatisme et a cofondé la Société photographique tchèque (Česká fotografická společnost), défendant l'idée que la photographie devait être reconnue comme un art à part entière plutôt que comme une simple documentation. Il a commencé à travailler avec un appareil panoramique — un engin encombrant que la plupart des photographes auraient eu du mal à manipuler avec deux mains. Sudek y parvenait avec une seule, produisant de vastes vues de Prague où la ville apparaît comme un lieu de brume, d'ombre et de demi-jour.
Le tournant qui a défini son œuvre de maturité est arrivé dans les années 1940 et 1950, lorsque Sudek s'est retiré dans son atelier encombré de la rue Újezd et a commencé à photographier la vue à travers son unique fenêtre. Condensation, givre, pluie — la vitre est devenue un filtre qui transformait le jardin ordinaire à l'extérieur en quelque chose qui frôlait l'abstraction. Ces images de la série « Window », réalisées pendant des années avec une patience obsessionnelle, sont aujourd'hui considérées parmi les plus belles photographies d'art produites au XXe siècle. Sudek a ensuite rarement quitté Prague. Il est mort le 15 septembre 1976, à l'âge de quatre-vingts ans, après avoir passé près de soixante ans à photographier une seule ville.
Jeunesse et apprentissage à Kolín
Sudek a grandi dans un milieu modeste — son père est mort alors que Josef était encore jeune, et les ressources de la famille étaient limitées. Il s'est formé comme relieur, un métier d'art qui exigeait précision et dextérité manuelle. Ses premières photographies connues remontent à 1913 environ, alors qu'il avait dix-sept ans, mais la photographie était un loisir, pas une vocation. La guerre a changé cela pour toujours. Pendant sa longue convalescence à l'hôpital entre 1917 et 1920, il a étudié à l'École des arts graphiques de Prague, et en 1924 il s'était entièrement consacré à l'appareil photo. Une bourse lui a permis de voyager en Italie en 1926, où il a photographié les pèlerinages d'anciens combattants — un sujet qui avait un poids personnel évident pour un homme qui avait laissé une part de lui-même sur le front italien dix ans plus tôt.
Un héritage en deux petites pièces
Les archives de Sudek sont immenses — on estime qu'elles comptent 54 000 négatifs et tirages, aujourd'hui conservés principalement au Musée des arts décoratifs de Prague et à la Galerie morave de Brno. La Galerie Josef Sudek, rue Úvoz, puise dans cette collection pour ses expositions temporaires, mais elle montre aussi des photographes contemporains dont le travail fait écho aux obsessions de Sudek : l'immobilité, la texture, la façon dont la lumière se comporte dans les espaces clos. L'influence de la galerie est discrète plutôt que tapageuse, à l'image de Sudek lui-même, qui évitait notoirement la vie publique, ne s'est jamais marié et préférait la compagnie des enregistrements de musique classique à celle de la plupart des êtres humains. Son surnom dans les cercles artistiques de Prague était « le poète de Prague », un titre qu'il partageait en esprit avec son voisin de la rue Úvoz par le nom — le poète prix Nobel Jaroslav Seifert, auquel la rue voisine doit son nom.
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Questions fréquentes
La Galerie Josef Sudek à Prague vaut-elle la visite ? add
Oui, mais seulement si vous vous intéressez davantage à la photographie ou à l'atmosphère qu'au spectaculaire — c'est l'une des galeries les plus petites et les plus calmes de Prague, et c'est précisément l'idée. La galerie du 24 Úvoz occupe le dernier appartement de Sudek dans une maison baroque appelée « U Luny » (Maison à la Lune), avec des reliefs en stuc attribués à l'atelier Brokoff. Vous partagerez les pièces avec peut-être trois autres visiteurs, et la lumière qui entre par les fenêtres ressemble presque à une photographie de Sudek.
Combien de temps faut-il pour visiter la Galerie Josef Sudek à Prague ? add
Comptez entre 30 et 45 minutes pour la galerie d'Úvoz seule, ou toute une matinée si vous la combinez avec l'atelier reconstitué de Sudek au 30 Újezd, de l'autre côté de la rivière. Les espaces d'exposition sont petits — à peu près la surface d'un appartement spacieux — donc le temps passé dépend de la durée pendant laquelle vous vous attardez devant chaque tirage. Si les Music Tuesdays d'été ont lieu à l'Ateliér, prévoyez une heure de plus.
Comment rejoindre la Galerie Josef Sudek depuis le centre de Prague ? add
Prenez le tram 22 jusqu'à l'arrêt Pohořelec au sommet de la colline, puis descendez la rue Úvoz à pied pendant environ cinq minutes — la galerie se trouve au numéro 24. L'autre option consiste à prendre le tram 12 ou 22 jusqu'à Malostranské náměstí, puis à grimper une côte raide pendant dix minutes à travers des ruelles pavées. Sachez que la galerie n'est pas accessible en fauteuil roulant : deux marches depuis la rue bloquent l'entrée.
Quel est le meilleur moment pour visiter la Galerie Josef Sudek ? add
Le mercredi ou le samedi matin dès l'ouverture vous offriront les salles les plus vides — le dimanche attire un peu plus de visiteurs. La galerie a des horaires limités : uniquement le mercredi, le samedi et le dimanche, de 12:00 à 18:00 d'avril à septembre et de 11:00 à 17:00 d'octobre à mars. La lumière de l'après-midi remplit magnifiquement les pièces du haut, ce qui semble approprié quand on pense à l'obsession de Sudek pour la manière dont la lumière entre par les fenêtres.
Peut-on visiter la Galerie Josef Sudek gratuitement ? add
Ce n'est pas tout à fait gratuit, mais presque au point que le prix ne devrait pas entrer en ligne de compte. L'entrée de la galerie d'Úvoz coûte 40 CZK au tarif plein (environ 1,60 €) et 20 CZK au tarif réduit. L'Ateliér reconstitué de Sudek au 30 Újezd ne coûte que 10 CZK — moins qu'un café n'importe où à Prague — et les étudiants en art entrent gratuitement.
Qu'est-ce qu'il ne faut pas manquer à la Galerie Josef Sudek à Prague ? add
Ne partez pas sans regarder les reliefs en stuc baroques de la façade — ils sont attribués à l'atelier Brokoff, les mêmes sculpteurs qui ont taillé les saints du pont Charles. À l'intérieur, observez la manière dont les salles d'exposition conservent les proportions des véritables pièces d'habitation de Sudek. Et si vous avez le temps, descendez pendant vingt minutes jusqu'à son atelier de jardin reconstitué au 30 Újezd, où l'arbre tordu de ses photographies les plus célèbres se dresse encore dans la cour.
Quelle est la différence entre la Galerie Josef Sudek et l'Atelier Josef Sudek à Prague ? add
Ce sont deux lieux distincts que les touristes confondent sans cesse. La Galerie Josef Sudek, au 24 Úvoz, est le dernier appartement de Sudek dans le quartier de Hradčany, géré par le Musée des arts décoratifs de Prague (UPM), et n'ouvre que trois jours par semaine. L'Ateliér Josef Sudek, au 30 Újezd, est une réplique de son atelier de jardin à Malá Strana, gérée par la fondation privée PPF Art, ouverte du mardi au dimanche. Les deux valent la visite, mais ils sont séparés par vingt minutes de marche avec une colline entre les deux.
Y a-t-il de bons restaurants près de la Galerie Josef Sudek à Prague ? add
Le restaurant ŪVOZ se trouve dans la même rue, au 169/6 Úvoz, et sert une cuisine tchèque moderne, comme le canard confit, pour environ 850 CZK les deux plats — ouvert seulement du mardi au samedi soir. Si vous descendez plutôt vers l'Ateliér, le Café Savoy, au 5 Vítězná, possède un plafond néo-Renaissance de 1893 et sert une vraie svíčková ; réservez deux jours à l'avance pour le brunch du week-end. Pour une bière bon marché, Pod Petřínem, au 5 Hellichova, sert des demi-litres de Kozel pression à 27 CZK.
Sources
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Wikipédia tchèque — Galerie Josefa Sudka
Histoire de la galerie, son rattachement à l'UPM, noms du bâtiment (U Luny, U Kamenného sloupu) et horaires d'ouverture
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Wikipédia tchèque — Dům U Kamenného sloupu
Histoire architecturale du bâtiment du 24 Úvoz, attribution à l'atelier Brokoff, statut patrimonial
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verified
Ateliér Josefa Sudka — site officiel
Histoire de l'atelier, tradition des Music Tuesdays, visite de Richard Gere, détails sur la fondation PPF Art, programme des expositions
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verified
Artlist.cz — Ateliér Josefa Sudka
Fiche de la base de données tchèque d'art contemporain avec fréquence des expositions, détails sur les visites guidées, description de la galerie
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verified
GoOut.net — Ateliér Josefa Sudka
Annonce de la plateforme événementielle tchèque avec description de la cour et informations pratiques pour les visiteurs
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verified
Prague.eu — Galerie Josef Sudek
Portail touristique officiel de Prague avec horaires d'ouverture, tarifs d'entrée et informations sur les expositions en cours
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verified
Spotted by Locals — Galerie Josefa Sudka
Point de vue local sur le caractère paisible de la galerie et le contexte du quartier
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Blog de Martin Fryč — Josef Sudek a hudba hraje
Récit à la première personne pour rejoindre l'Ateliér, détails sur la reprise des Music Tuesdays
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Restaurant ŪVOZ
Prix du menu, horaires d'ouverture et informations de localisation pour le restaurant le plus proche de la galerie
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Live Young Live Well — critique du Café Savoy
Prix du menu du Café Savoy, conseils de réservation pour le brunch et description de l'intérieur
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verified
Firmy.cz — avis sur l'Ateliér Josefa Sudka
Avis de visiteurs tchèques décrivant l'atelier comme une « expérience incroyable »
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verified
Wandertooth — guide du quartier de Malá Strana
Sécurité du quartier, recommandations de restaurants et informations de transport pour le secteur d'Újezd
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verified
Fotografestival.cz — 14e Fotograf Festival
Festival annuel de photographie utilisant l'Ateliér comme lieu, détails de la programmation d'octobre
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