Parque Espejo De Los Lirios

Cuautitlán Izcalli, Mexique

Parque Espejo De Los Lirios

Autrefois appelé La Presa del Muerto, ce marais de 48 hectares abrite des pélicans blancs migrateurs, bénéficie d’un statut protégé depuis 2009 et se visite gratuitement.

1 à 2 heures
Gratuit
Piste de course plate en terre autour du lac ; certaines zones du parc ont des surfaces non revêtues
Hiver (novembre–février) pour les pélicans blancs migrateurs

Introduction

Les habitants l’appellent encore La Presa del Muerto — le Réservoir de l’Homme Mort. Ce surnom sinistre appartient à Parque Espejo De Los Lirios, un parc humide de 48 hectares à Cuautitlán Izcalli, au Mexique, où une eau immobile cachait autrefois les corps de propriétaires assassinés et reflète aujourd’hui des pélicans blancs migrateurs sous un ciel ouvert. Le nom officiel se traduit par Miroir des Lys, mais l’ancien vous raconte bien mieux ce que cet endroit a traversé.

Le parc se trouve à l’angle de l’Avenida El Jacal et de l’Avenida Constitución, sur 487,000 mètres carrés — une surface équivalente à 68 terrains de football découpée dans l’étalement urbain du nord de Mexico. En son centre, un lac artificiel de 14 hectares, alimenté par un canal venant de la Presa de Guadalupe, atteint plus de 2.5 mètres de profondeur.

Une piste de course en terre de 2 kilomètres fait le tour de l’eau, tandis que le pourtour se remplit de terrains de basket, de terrains de football, de pistes cyclables et de palapas familiales avec grils. Mais l’attrait du lieu ne tient pas à ses équipements. Il tient à la survie improbable d’une zone d’eau libre et de marais dans une aire métropolitaine de plus de 22 millions d’habitants, ainsi qu’aux oiseaux qui l’avaient compris bien avant les guides de voyage.

Le parc ouvre tous les jours à 6 h et ferme à 18 h. L’entrée est gratuite. Les animaux ne sont pas autorisés — une règle qui, au vu de la vie ornithologique sur place, paraît assez logique.

À voir

Le lac et ses pélicans

Le lac de 14 hectares au centre du parc — assez profond, avec ses 2.5 mètres, pour engloutir une personne de grande taille restée debout — est la raison d’être de tout le reste. Alimenté par un canal venant de la Presa de Guadalupe, il a donné au parc son nom de « miroir » : les matins calmes, le reflet du ciel est si net que la ligne d’horizon semble disparaître. De novembre à mars environ, des pélicans blancs migrateurs y trouvent un refuge d’hiver, glissant bas au-dessus de l’eau en formations lâches. Canards et oies résidents y règnent toute l’année, parfaitement indifférents au spectacle saisonnier au-dessus de leurs têtes.

La piste de course en terre de 2 kilomètres

Une boucle plate de 2 kilomètres en terre compactée entoure le lac — assez souple pour épargner vos genoux après la course de la veille, et heureusement dépourvue du béton qui maltraite les coureurs dans tant de parcs mexicains. Le circuit est régulier, ombragé par endroits par la végétation humide, et garde l’eau sur le même côté tout du long. Le meilleur créneau pour courir, c’est tôt le matin avant 8 h. À midi, la piste appartient déjà aux familles, aux cyclistes de la ciclopista voisine et aux enfants qui montent dans les manèges mécaniques brinquebalants du parc.

Paseo Cultural Juan Pablo II

Cette promenade culturelle, créée en 2006, traverse le parc et s’organise autour d’une statue du pape Jean-Paul II — un choix qui dit quelque chose des priorités de la communauté à l’époque où la préservation de la nature n’était pas encore le récit officiel. Le chemin se prête bien à une marche lente, bordé de plantes de zone humide urbaine typiques de la vallée de Mexico. Son intérêt tient surtout à ce qu’il conserve d’une époque : le décret de protection du parc n’arriverait que trois ans plus tard, et la chose la plus durable que l’on ait alors jugé bon d’installer fut un monument à un pape. Tout près, l’Izcalli Bus — un petit véhicule touristique — fait une boucle pour ceux qui préfèrent rouler plutôt que marcher.

Informations pratiques

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Accès

Prenez le Tren Suburbano jusqu’à la gare de Lechería, puis un micro en direction de « Espejo de los Lirios » — demandez au chauffeur, ils connaissent tous. En voiture, le parc se trouve à l’angle de l’Avenida El Jacal et de l’Avenida Constitución, avec des parkings payants dans les deux rues. Depuis le centre de Mexico, comptez environ 90 minutes en transports ou 45 à 70 minutes en voiture, selon l’humeur des dieux du trafic.

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Horaires d’ouverture

En 2026, le parc ouvre tous les jours de 6 h 00 à 18 h 00 — pas de variation saisonnière, pas de jour de fermeture. Cette ouverture matinale fait le bonheur des coureurs, qui ont presque la piste en terre de 2 km pour eux seuls. Les grilles ferment net à 18 h, mieux vaut donc vous organiser.

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Temps à prévoir

Un tour du lac par la piste de course, avec un peu d’observation d’oiseaux, prend environ une heure. Les familles qui profitent de la piscine, des pistes cyclables, des aires de jeux et des palapas devraient prévoir deux à trois heures. Si vous venez photographier les pélicans en saison migratoire, vous pouvez y perdre toute une matinée sans vous en rendre compte.

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Tarif

L’entrée est gratuite — c’est un parc public municipal, pas un site payant. Prévoyez un petit budget pour le stationnement sur l’Avenida El Jacal ou Constitución, ainsi que pour les suppléments comme le tour en Izcalli Bus, les promenades à cheval et les jeux mécaniques pour enfants à l’intérieur du parc. Téléphone pour connaître les tarifs actuels des activités : +52-55-5864-2500.

Conseils aux visiteurs

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Laissez vos animaux à la maison

Les animaux de compagnie ne sont pas autorisés dans le parc — sans exception. Cette règle vise notamment à protéger les canards, les oies et les oiseaux migrateurs de saison qui utilisent le lac comme refuge.

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Saison des pélicans

Les pélicans blancs passent ici en migration entre novembre et février environ, en utilisant le lac de 14 hectares comme halte. Arrivez avant 9 h pour avoir les meilleures chances de les voir — les oiseaux se nourrissent tôt, et l’eau immobile mérite son nom de « miroir » quand la lumière du matin frappe avant que le vent ne se lève.

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Piste des coureurs

La boucle en terre de 2 km autour du lac est plate et douce pour les articulations — chose rare dans cette partie de l’État de Mexico. Le parc ouvre à 6 h, et la foule d’avant l’aube se disperse vers 7 h 30, laissant une parenthèse calme avant l’arrivée des familles.

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La photo miroir

La surface immobile du lac reflète presque parfaitement le ciel tôt le matin, ce qui lui a valu le nom « Espejo » — miroir. Pour les photos de reflet les plus nettes, placez-vous sur la rive est avant 8 h, quand les passages n’ont pas encore troublé le bord de l’eau.

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Demandez d’où vient le nom

Les habitants assez âgés pour s’en souvenir appellent encore cet endroit « La Presa del Muerto » — le Réservoir de l’Homme Mort. La légende raconte que des propriétaires de terres ejidales ont été assassinés puis jetés dans l’eau par ceux qui convoitaient leurs parcelles. Le nom moderne, plus lisse, recouvre une histoire plus sombre qui mérite d’être connue.

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Apportez votre repas

Le parc dispose de palapas avec grils pensées pour les repas de famille — apportez charbon, carne asada et tortillas. Des vendeurs de rue se regroupent près de l’entrée de l’Avenida Constitución, mais à l’intérieur l’offre se limite à quelques stands de snacks ; mieux vaut donc prévoir votre propre déjeuner sous les palapas.

Contexte historique

Un lac qui a changé de nom pour oublier

Avant même que Cuautitlán Izcalli n’existe comme municipalité — elle a été créée officiellement en 1973 — cette étendue d’eau au centre de la ville servait d’abreuvoir pour le bétail. Personne ne l’avait aménagée pour les loisirs ou la préservation. C’était un lieu utilitaire, rural, largement ignoré par quiconque ne possédait pas de troupeau.

Ce qui s’est passé entre l’époque des ranchs et l’actuel parc naturel protégé mêle meurtres, échec bureaucratique et tentative tardive d’un élu pour réparer une promesse rouillée depuis seize ans.

La promesse rompue pendant seize ans

Le 17 décembre 2009, la Gaceta Municipal de Cuautitlán Izcalli a publié un décret qui aurait dû tout changer. Le parc a été officiellement classé Área Natural Protegida — une aire naturelle protégée au sens de la loi — avec interdiction de modifier l’usage des sols et sanctions pénales en cas d’infraction. Le texte était précis : 487,407.31 mètres carrés de zone humide, délimités par deux avenues nommées, placés sous protection juridique.

Puis plus rien. Le Plan de Manejo — le plan de gestion exigé par la loi pour donner une portée réelle au décret — n’a jamais été rédigé. Pendant seize ans, le parc a conservé sur le papier son statut protégé, sans la protection concrète correspondante sur le terrain. Les médias locaux ont plus tard décrit la situation comme una promesa oxidada — une promesse rouillée.

Le 26 septembre 2025, le président municipal Daniel Serrano a officiellement reclassé le parc comme zone protégée et annoncé un programme complet de réhabilitation. Le conseil municipal a enfin approuvé le plan de gestion attendu depuis si longtemps. En clair, l’annonce de Serrano revenait à admettre que le décret de 2009 avait été ignoré par toutes les administrations suivantes. Reste à voir si cette fois sera différente.

Le Réservoir de l’Homme Mort

Le nom d’origine du lac — La Presa del Muerto — vient d’une tradition orale recueillie dans un documentaire municipal de 2024. D’après des anciens du quartier, des habitants ambitieux auraient, au cours des siècles passés, assassiné les détenteurs des droits fonciers communaux ejidales, pris puis vendu leurs terres, avant de jeter les corps dans l’eau. L’un des témoins, filmé pour le documentaire, le dit sans détour : « Ce qu’on appelle aujourd’hui Presa de los Lirios était autrefois la Presa del Muerto. » Le changement de nom, quel qu’en soit le moment exact, n’a pas effacé l’histoire. Il l’a seulement rendue plus facile à taire.

Des pélicans, un pape et un refuge improbable

En février 2004, des pélicans blancs migrateurs sont apparus sur le lac pour la première fois — d’immenses oiseaux dont l’envergure dépasse 2,7 mètres, plus large que la longueur d’un lit king-size, choisissant un bassin artificiel de la banlieue de Mexico comme halte d’hiver. Deux ans plus tard, en 2006, le parc a ajouté une attraction moins organique : le Paseo Cultural Juan Pablo II, une promenade avec une statue du défunt pape Jean-Paul II. L’ensemble résume assez bien Cuautitlán Izcalli — préservation de la nature et dévotion catholique partageant la même bande de verdure, sans qu’aucune des deux n’explique vraiment comment elle est arrivée là.

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Questions fréquentes

Parque Espejo De Los Lirios vaut-il la visite ? add

Oui, surtout si vous êtes déjà dans le nord de l’État de Mexico — c’est gratuit, presque 49 hectares (l’équivalent d’environ 68 terrains de football), et vraiment paisible pour un parc municipal. Le lac de 14 hectares est le vrai attrait : une eau immobile qui reflète le ciel et qui, en hiver, attire des pélicans blancs migrateurs que les habitants décrivent comme un spectacle émouvant.

Combien de temps faut-il prévoir à Parque Espejo De Los Lirios ? add

Une à deux heures suffisent pour faire la boucle complète de la piste en terre de 2 kilomètres autour du lac, avec le temps d’observer les oiseaux. Les familles avec enfants restent souvent plus longtemps grâce aux pistes cyclables, aux manèges mécaniques, aux promenades à cheval et aux terrains de basket sur place.

Peut-on amener des chiens à Parque Espejo De Los Lirios ? add

Non — les animaux de compagnie ne sont pas autorisés. Cette règle correspond au statut d’Área Natural Protegida du parc, qui interdit les activités perturbant la zone humide et la faune qui y vit.

Quand arrivent les pélicans à Parque Espejo De Los Lirios ? add

Les pélicans blancs utilisent le lac comme refuge migratoire au moins depuis février 2004. Ils arrivent en général pendant les mois d’hiver ; consulter la page Facebook du Gobierno de Izcalli peu avant votre visite reste le moyen le plus fiable de confirmer les observations du moment.

Comment aller à Parque Espejo De Los Lirios en transports publics ? add

Prenez le Tren Suburbano jusqu’à la gare de Lechería, puis un micro en direction du parc — demandez au chauffeur « Espejo de los Lirios » — ou bien prenez-en un vers le Palacio Municipal de Izcalli et terminez en taxi. L’entrée se trouve à Av. El Jacal et Av. Constitución.

L’entrée à Parque Espejo De Los Lirios est-elle gratuite ? add

L’entrée du parc est gratuite. Un parking payant est disponible sur Av. El Jacal et Av. Constitución pour les visiteurs arrivant en voiture. Certaines activités individuelles, comme les promenades à cheval et les manèges mécaniques, peuvent avoir leur propre tarif, même si cela n’est pas confirmé par des sources officielles.

Quelle est l’histoire de Parque Espejo De Los Lirios ? add

Le lac s’appelait autrefois « La Presa del Muerto » — le Réservoir de l’Homme Mort — un nom lié à des récits oraux évoquant des meurtres lors de conflits fonciers, les corps ayant été jetés dans l’eau. L’endroit est devenu un parc public en 1973 et a été officiellement déclaré aire naturelle protégée en décembre 2009, mais le plan de gestion exigé par la loi est resté non rédigé pendant seize ans, jusqu’à son approbation finale par le conseil municipal à la fin de 2025.

Quelles activités peut-on faire à Parque Espejo De Los Lirios ? add

Le parc possède une piste de course en terre de 2 kilomètres, des pistes cyclables dont un circuit pour enfants, des terrains de basket, des terrains de football, une piscine, des promenades à cheval, des palapas familiales avec grils, ainsi qu’un petit bus touristique appelé l’Izcalli Bus. Une promenade culturelle — le Paseo Cultural Juan Pablo II, créé en 2006 — traverse aussi le parc et abrite une statue du pape Jean-Paul II.

Sources

  • verified
    Wikipedia Español — Parque Espejo de los Lirios

    Source principale : histoire complète, dont la délimitation de 1973, le décret ANP de 2009, la légende de La Presa del Muerto, les dimensions du lac (14 ha, 2.5 m de profondeur), les observations de pélicans depuis 2004 et la réhabilitation de 2025.

  • verified
    Municipio de Cuautitlán Izcalli — site officiel

    Site officiel du gouvernement municipal confirmant la déclaration ANP du 17 décembre 2009 ainsi que la nouvelle déclaration du 26 septembre 2025 et l’annonce de réhabilitation faite par le président municipal Daniel Serrano.

  • verified
    endondecorrer.com — Parque Espejo de los Lirios

    Informations pratiques pour les visiteurs : piste de course en terre de 2 km, horaires quotidiens (6 h–18 h), interdiction des animaux, emplacements de stationnement, disponibilité des toilettes.

  • verified
    Trip.com — Parque Espejo de los Lirios

    Informations visiteurs : adresse complète (Av. El Jacal y Av. Constitución, CP 54740), téléphone de contact (+52-55-5864-2500), durée de visite recommandée de 1 à 2 heures.

  • verified
    experiencia.edomex.gob.mx

    Portail touristique de l’État de Mexico confirmant indépendamment la superficie totale du parc, soit 487,407 m².

  • verified
    DossierIzcalli (Facebook)

    Média local documentant la réhabilitation de 2025 et l’écart de 16 ans entre le décret ANP et l’approbation du plan de gestion ; source de la citation « El Espejo de los Lirios ya no será una promesa oxidada. »

  • verified
    Gobierno de Izcalli — GobIzcalli (Facebook)

    Réseaux sociaux municipaux documentant l’arrivée des pélicans blancs migrateurs sur le lac et la réaction émue des visiteurs.

  • verified
    redescol.ilce.edu.mx

    Source de la légende de La Presa del Muerto — récit oral sur des meurtres liés à des conflits fonciers et sur le nom d’origine du lac.

  • verified
    Corriente Alterna / UNAM (2023)

    Source universitaire et journalistique citée par Wikipédia ES sur l’usage prémoderne du parc comme abreuvoir pour le bétail et sur sa délimitation et préservation officielles en 1973.

  • verified
    edomexinforma.com.mx

    Source sur la création en 2006 de la promenade Paseo Cultural Juan Pablo II et de sa statue dans le parc.

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