Pendant onze siècles, cette terre a appartenu aux Chauhan, ancrés dans le royaume de Shakambhari. Les Gaur Rajputs en ont fait un véritable thikana en 1658, et pendant dix-neuf Rawals successifs, l'endroit a tenu son rang comme État princier. Le 19e Rawal, Raj Singh II, a fait quelque chose d'intéressant. Il a pris le fort familial du XVIIIe siècle, Chabariya, perché sur sa colline, et l'a transformé en hôtel patrimonial 5 étoiles classé. On peut dormir dans une chambre ornée de fresques vieilles de 300 ans et dotée d'une baignoire à remous. Le prix ? À partir de ₹4,700 la nuit. C'est un anachronisme volontaire, élégant.
La vraie texture de Kekri se trouve dans ce qui manque. On n'y parle pas anglais hors du fort. Le fort du XVIIe siècle, au centre-ville, domine le bazar sans guichet, sans guide. On trouve Bhoraji-ka-Kund, ancien baori aux piliers sculptés, parce qu'on demande son chemin à un commerçant, pas parce qu'un panneau vous y mène. L'eau au fond est immobile, sombre, parfaite. C'est une relique qui n'a pas encore appris à devenir une attraction.