Une introduction.
Recherché par l'équipe éditoriale d'Audiala à partir d'archives historiques, d'archives architecturales et de connaissances locales.
QQuelque part dans l'étalement résidentiel dense du sud-ouest de Calcutta, en Inde, une piste en asphalte de 1,066 mètres traverse le quartier comme une cicatrice qui ne s'est jamais tout à fait refermée. L'Aéroport De Behala — ou le Behala Flying Club, comme le connaissent la plupart des habitants — n'est pas un aéroport en service au sens habituel du terme. Ce sont 210 acres d'infrastructures aéronautiques que la ville, en grandissant autour d'elles, digère lentement, et c'est précisément cette tension entre le ciel et la rue qui rend l'endroit intéressant.
Les services de contrôle aérien y ont été définitivement retirés. Tout avion souhaitant utiliser la piste doit prévenir l'Autorité des aéroports de l'Inde sept jours à l'avance, l'organisme qui exploite encore techniquement le site. La piste se trouve à seulement 10 pieds au-dessus du niveau de la mer — à peu près la hauteur d'un panier de basket — dans le quartier de Parnasree à Behala.
Ce qui attire les curieux, ce ne sont ni les départs ni les arrivées. C'est l'étrangeté même du lieu : deux hangars, un bâtiment sur deux niveaux coiffé d'une tour de contrôle, et une piste de 3,500 pieds qui tiendrait sans peine dans trois terrains de football alignés bout à bout, le tout coincé entre des immeubles d'habitation et des marchés de quartier. Les mauvaises herbes percent aux bords de la piste. La rouille gagne les hangars. La ville serre de plus en plus près.
L'Aéroport De Behala est un endroit où l'ambition s'est posée sans jamais redécoller. Des décennies de plans de relance se sont succédé, chaque fois plus grandioses, sans qu'aucun n'aboutisse. Pour les voyageurs attirés par les étrangetés urbaines et l'histoire de l'aviation, ce terrain oublié raconte l'infrastructure indienne avec bien plus d'honnêteté que n'importe quel terminal neuf et brillant.
01 À voir.
La piste et le périmètre
La tour de contrôle et les hangars
Un mot de prudence pratique
02 En images.
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03 Visitor logistics.
Le cadre pratique d'une belle visite — en quelques mots.
Comment s'y rendre
L'Aéroport De Behala se trouve dans le quartier de Parnasree, au sud-ouest de Calcutta. Depuis le centre de Calcutta, autour d'Esplanade ou de Park Street, comptez environ 13 km en voiture — à peu près 45 minutes dans une circulation normale, davantage aux heures de pointe. Des auto-rickshaws depuis Behala Chowrasta ou Parnasree vous déposent à distance de marche. La station de métro la plus proche sur l'extension de la ligne verte est Joka, à environ 4 km au sud ; de là, prenez un auto ou un tuk-tuk collectif vers le nord par Diamond Harbour Road.
Horaires
En 2026, l'Aéroport De Behala n'a pas d'horaires de visite publics. L'AAI a retiré de façon permanente les services de contrôle aérien et de sécurité d'aérodrome, et tout opérateur aérien doit donner un préavis minimum de sept jours avant d'utiliser le terrain. Le site n'est pas aménagé pour des visiteurs arrivant à l'improviste — il n'y a ni terminal, ni guichet, ni installation d'accueil. Vous pouvez voir le pourtour de la piste et les hangars depuis les rues voisines, mais entrer sur le terrain demande une coordination préalable avec l'AAI ou le club d'aviation.
Temps nécessaire
Quinze à vingt minutes depuis la route suffisent pour saisir l'ensemble : la piste qui s'étire de façon improbable entre les immeubles, les anciens hangars, le bâtiment de la tour de contrôle. Si vous êtes un passionné d'histoire aéronautique et que vous obtenez un accès par l'AAI ou le club d'aviation, une heure permettra de parcourir le site en détail. Pour la plupart des visiteurs, c'est une curiosité qu'on aperçoit en passant plutôt qu'une destination à part entière — mieux vaut l'intégrer à une sortie plus large à Behala ou dans le sud de Calcutta.
05 Tips for visitors.
De petites choses qui changent la journée.
Photographiez depuis l'extérieur
Les vues les plus frappantes s'obtiennent depuis les rues résidentielles qui longent la piste, où les fils à linge et les balcons d'immeubles encadrent une bande d'asphalte construite pour les avions. Personne ne vous empêchera de photographier depuis la voie publique, mais évitez de braquer votre appareil vers les infrastructures de sécurité de l'AAI — les abords des aéroports en Inde restent des zones sensibles, même lorsqu'ils ne sont plus vraiment en service.
À combiner avec Behala
À lui seul, le terrain d'aviation occupe 20 minutes. Mieux vaut l'associer à une promenade dans les rues anciennes de Behala, aux terrains de Parnasree Pally, ou à une sortie plus au sud jusqu'au musée industriel et technologique Birla sur Gurusaday Road — une bien meilleure demi-journée qu'une visite d'aéroport isolée.
Évitez la mousson
La mousson de Calcutta, de juin à septembre, rend les abords du terrain boueux et la visibilité médiocre. Les matinées d'hiver entre novembre et février offrent la meilleure lumière et le moins de brume — la piste capte le soleil tôt d'une manière qui passe très bien en photo avec la ligne des toits tout autour.
Ajustez vos attentes
Ce n'est pas un aéroport en activité avec des terminaux rutilants ou des terrasses pour observer les avions. Ce qui attire ici, c'est l'étrangeté du lieu : 210 acres d'infrastructures aéronautiques — soit environ 160 terrains de football — échouées au milieu de l'une des villes les plus denses d'Inde. Venez pour ce décalage, pas pour les équipements, et vous ne repartirez pas déçu.
Mangez à Behala
Parnasree et Behala Chowrasta comptent de bonnes adresses bengalies à petit prix. Essayez un thali de poisson dans l'un des petits restaurants de la route principale de Behala (comptez ₹120–180), ou prenez des kathi rolls près du carrefour de Sakherbazar, à 10 minutes en rickshaw au nord du terrain.
04 A history of reinvention.
La piste que Calcutta a engloutie
L'histoire de l'Aéroport De Behala ressemble à une suite de promesses faites à une ville qui n'écoutait déjà plus. La formation des pilotes s'y est déroulée de la fin des années 1950 jusqu'au milieu des années 1980, produisant des aviateurs brevetés depuis ce qui était alors un terrain d'aviation fonctionnel sur la frange sud de Calcutta. Le West Bengal Flight Training Institute a occupé le site jusqu'en 1993, date à laquelle ses activités ont été clouées au sol. Selon un article du Telegraph de 2006, le dernier pilote a obtenu sa licence au Behala Flying Club en 1994. Après cela, la piste s'est tue.
Ce qui a suivi n'a été ni une démolition ni une reconversion, mais quelque chose de très calcuttais : le terrain d'aviation est simplement resté là, se décomposant sur place pendant que la ville construisait jusqu'au pied du grillage. Dans les années 2000, l'Aéroport De Behala était devenu un fossile urbain : trop précieux comme foncier pour être ignoré, trop enlisé dans la bureaucratie pour changer.
La première pierre de Praful Patel et les projets qui n'ont jamais décollé
Le 23 septembre 2007, le ministre de l'aviation civile de l'Union, Praful Patel, a posé une première pierre à Behala pour ce qui était présenté comme la phase I d'une reconstruction complète. Le projet paraissait raisonnable : renforcer la piste, ajouter un balisage lumineux, construire un véritable mur d'enceinte, puis à terme allonger la bande pour accueillir des appareils régionaux de type ATR. Calcutta devait obtenir un second aéroport pour les vols court-courriers et les charters. La cérémonie a attiré la presse et un certain optimisme politique.
En 2010, l'Airports Authority of India a revu l'ambition à la hausse : la piste passerait de 3,100 pieds à 4,000 pieds, assez pour de petits jets d'affaires et des services charter. Un an plus tard, l'objectif avait encore grossi jusqu'à 4,500 pieds, avec des projets de terminal, d'aire de trafic, de bloc administratif et de tour de contrôle modernisée. Mais les propres géomètres de l'AAI continuaient de relever les mêmes obstacles : circulation locale traversant le terrain d'aviation, empiètements liés aux constructions voisines et immeubles trop hauts qui enfreignaient les restrictions de hauteur sur les trajectoires de vol.
Rien n'a été construit. La première pierre est devenue, en pratique, la seule chose concrète produite par le projet. Le 3 novembre 2013, le responsable politique Sitaram Yechury a donné le départ à une nouvelle initiative privée de formation au pilotage portée par Trans Bharat Aviation sur le site, présentée comme la reprise d'une formation sérieuse après presque trois décennies. Mais cela aussi a disparu des gros titres. En 2026, le terrain d'aviation reste dans une sorte de limbes administratifs : contrôlé par l'AAI, privé de services, et visité de temps à autre par un hélicoptère dans l'attente d'autorisations de la DGCA.
L'appel d'offres qui n'a mené nulle part
Un terrain d'aviation assiégé par sa propre ville
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06 Questions fréquentes.
Les questions que les voyageurs nous posent le plus à propos de Aéroport De Behala.
L'Aéroport De Behala vaut-il la visite ?
Oui, mais seulement si l'histoire urbaine étrange vous intéresse plus que les visites bien rodées. Une piste de 3,500 pieds, à peu près aussi longue que onze terrains de cricket mis bout à bout, subsiste encore au milieu du sud-ouest dense de Calcutta. On vient ici pour ce contraste presque irréel : des hangars, des herbes folles et des projets d'aviation qui n'ont jamais vraiment décollé.
Combien de temps faut-il prévoir à l'Aéroport De Behala ?
Il vous faut seulement 20 à 40 minutes si vous le regardez depuis l'extérieur ou si vous traversez le quartier. L'Aéroport De Behala n'est pas un site de visite classique avec des expositions, des visites guidées ou un terminal public à explorer. Ceux qui s'y intéressent s'arrêtent surtout pour comprendre le décor et l'histoire.
L'Aéroport De Behala est-il ouvert au public ?
Non, pas comme attraction publique ordinaire ni comme aéroport de passagers. AIM India indique que les services de contrôle aérien et de sécurité de l'aérodrome ont été retirés de façon permanente, et que les opérateurs concernés doivent donner au moins sept jours de préavis. Les visites improvisées sont donc une mauvaise idée.
Quelle est l'histoire de l'Aéroport De Behala ?
L'Aéroport De Behala est surtout connu comme un terrain d'aéroclub dont le rôle dans la formation a disparu depuis longtemps. Un article du Times of India indique que la formation des pilotes s'y est poursuivie de la fin des années 1950 jusqu'au milieu des années 1980, tandis qu'un article du Telegraph de 2006 affirme que le dernier pilote y a obtenu sa licence en 1994 ; la date exacte de fin reste donc discutée. Le 23 septembre 2007, Praful Patel y a posé la première pierre d'un réaménagement, mais les projets de relance plus vastes sont restés bloqués pendant des années.
Peut-on prendre une leçon de pilotage au Behala Flying Club ?
Peut-être, mais les informations publiques actuelles ne confirment pas de cours réguliers. Un article du 3 novembre 2013 décrivait le lancement d'un nouvel institut de formation sur le site, et un article du Times of India du 7 janvier 2026 mentionnait un hélicoptère au Behala Flying Club en attente d'autorisations de la DGCA. Cela suggère une certaine activité aéronautique, sans indiquer pour autant un programme de formation accessible librement.
Pourquoi l'Aéroport De Behala est-il célèbre ?
L'Aéroport De Behala est célèbre parce qu'un terrain d'aviation à l'apparence encore active a survécu dans un quartier saturé de Calcutta alors que les projets commerciaux s'enlisaient les uns après les autres. La piste mesure 1,066 mètres de long, soit à peu près la hauteur de trois travées du pont de Howrah alignées nez contre queue, et pourtant l'endroit donne l'impression d'être à moitié avalé par la ville. C'est cette tension qui fait tout son intérêt.
Vérifié, et montré.
Recherché et rédigé par l'équipe éditoriale d'Audiala à partir d'archives historiques, d'archives architecturales et de connaissances locales.
A confirmé le contrôle actuel par l'AAI, l'emplacement à Calcutta et les coordonnées de contact de mars 2026.
A confirmé le retrait permanent de l'ATC et des services de sécurité de l'aérodrome, ainsi que l'obligation d'un préavis de sept jours.
Mentionnait un hélicoptère au Behala Flying Club en attente d'autorisations de la DGCA, signe d'une activité actuelle limitée.
A confirmé l'événement de pose de première pierre du 23 septembre 2007 et la présentation du projet de réaménagement.
A confirmé l'annonce du réaménagement de Behala faite le 23 septembre 2007.
A confirmé la date de la pose de la première pierre du réaménagement et l'ampleur du projet.
Signalait l'accord de principe de l'AAI pour des opérations civiles et les ambitions d'allongement de la piste en 2011.
Signalait la reconnaissance du 26 août 2011 et les obstacles au réaménagement, comme les empiètements et les immeubles élevés à proximité.
Fournissait la description la plus marquante des herbes folles, des hangars rouillés et de la pression exercée par la ville sur le terrain d'aviation.
Signalait les appels d'offres de relance, les inquiétudes concernant les candidats et l'affirmation selon laquelle le dernier pilote y a obtenu sa licence en 1994.
Décrivait le lancement d'un institut privé de formation à Behala et sa présentation comme une reprise après des décennies.
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