Saintes

France Mis à jour Oct 2026

À Saintes, en France, l’amphithéâtre romain se niche dans une vallée verdoyante ; les ruines semblent moins isolées que pleinement intégrées à la géographie quotidienne de la ville. L’arène mesure 126 mètres sur 102 — à peu près la longueur d’un terrain de football — et pouvait autrefois accueillir jusqu’à 15 000 spectateurs. Les gladiateurs entraient par la porte orientale ; la porte occidentale était appelée la porte des Morts.

Saintes, France Photo: Cobber17 · CC BY-SA 3.0
Attractions
10
Audio
1 h 14 min
Durée du séjour
2–3 jours
Meilleure saison
Mai–juin et septembre–début octobre

Pourquoi Saintes

Construit à partir de sources citées · voir la méthode · Comment nous créons nos guides →

La Saintes romaine laisse encore sa marque au bord de la Charente : l’arc de Germanicus, érigé en 18–19 apr. J.-C., se trouvait autrefois sur le passage du fleuve. En 1843, l’écrivain et inspecteur des monuments historiques Prosper Mérimée contribua à le sauver de la démolition en le faisant déplacer pierre par pierre jusqu’à la place Bassompierre.

L’histoire plus récente de la ville est tout aussi présente dans ses églises. La vaste crypte romane de Saint-Eutrope abrite le sarcophage du saint, tandis que l’Abbaye aux Dames, fondée en 1047, fait aujourd’hui résonner de musique son église romane et ses cours, notamment pendant le Festival de Saintes en juillet.

Les matins de marché, les ruelles autour de la cathédrale Saint-Pierre embaument le pain, les produits de la mer et les melons charentais mûrs ; de l’autre côté du fleuve, l’Abbaye aux Dames confère au quartier Saint-Pallais une atmosphère plus calme, presque villageoise. Saintes n’est pas un site romain auquel on aurait accolé une ville moderne : son passé fait toujours partie du quotidien.

  • Une cité romaine dans une vallée fluviale

    Saintes était Mediolanum Santonum, et son amphithéâtre du Ier siècle épouse encore le creux naturel du vallon des Arènes : 126 mètres de long, avec une capacité pouvant atteindre 15 000 spectateurs. Au bord de la Charente, l’arc de Germanicus se dresse depuis 18–19 apr. J.-C. ; Prosper Mérimée en a organisé le déplacement pierre par pierre en 1843.
  • Des pierres bâties pour les pèlerins

    À Saint-Eutrope, une vaste crypte romane abrite le sarcophage du saint sous une église gothique construite plus tard ; la basilique figure sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France inscrits à l’UNESCO. De l’autre côté du fleuve, l’Abbaye aux Dames, fondée en 1047, troque la solennité de ses cloîtres contre la musique chaque mois de juillet.
  • Une abbaye qui se fait entendre

    L’Abbaye aux Dames est aujourd’hui La Cité Musicale, qui accueille le Festival de Saintes et ses concerts de musique ancienne, baroque et classique. Les parcours sonores spatialisés de Musicaventure permettent d’écouter l’architecture de l’abbaye autant que d’admirer ses sculptures romanes.
  • La Charente au rythme de la promenade

    La rivière serpente devant la vieille ville et les allées ombragées du Jardin public, offrant à Saintes un rythme plus paisible que celui de ses monuments de pierre. D’avril à novembre, le Bernard Palissy III, à propulsion solaire, navigue sur la Charente lors de croisières découverte.

Lieux à visiter

Pas tous les monuments, seulement ceux devant lesquels nous vous ferions passer nous-mêmes.

Tous les 13 lieux de Saintes

Quartiers

Où flâner, quartier par quartier — chacun avec son propre rythme.

  • Quartier Saint-Pierre

    Le cœur historique s’organise autour de la cathédrale Saint-Pierre, entre ruelles pavées étroites, cours de pierre et hôtels particuliers des XVIe au XVIIIe siècles. Les mercredis et samedis, le marché de la place Saint-Pierre propose des produits de la mer, du fromage de chèvre et des produits de saison.
  • Quartier Saint-Pallais

    De l’autre côté de la Charente, ce quartier résidentiel s’articule autour de l’Abbaye aux Dames, dont l’église romane et les anciens bâtiments conventuels structurent le secteur. L’avenue Gambetta et le marché voisin lui donnent un caractère vivant de village artisanal.
  • Cours National et place Bassompierre

    Cette portion des quais est le salon de la ville : de larges trottoirs, des terrasses de café et des brasseries décontractées se regroupent près de l’arc de Germanicus. Venez en fin d’après-midi prendre un verre, puis traversez les vieilles ruelles de Saint-Pierre pour dîner.
  • Saint-Louis

    La colline Saint-Louis domine le centre historique, sur le site d’une citadelle médiévale puis de l’ancien hôpital. Depuis le belvédère du Logis du Gouverneur, admirez le méandre de la Charente, les toits de terre cuite et la cathédrale Saint-Pierre.

Préparer votre voyage

Avant de partir

Comment venir
Saintes ne possède pas d’aéroport commercial ; les options les plus pratiques à proximité sont l’aéroport de La Rochelle-Île de Ré (LRH), à environ 75 km, et l’aéroport de Bordeaux-Mérignac (BOD), à environ 130 km. La gare principale est la gare de Saintes ; depuis LRH, les correspondances passent généralement par La Rochelle-Ville, tandis que les trains de Bordeaux partent de Bordeaux-Saint-Jean. Par la route, l’A10 dessert Saintes à la sortie 35, avec la N141 en direction de Cognac et d’Angoulême et la N150 vers Royan.
Se déplacer
Saintes ne dispose ni de métro, ni de tramway : aucune ligne. Les bus locaux circulent sur le réseau BUSS, tandis que des autocars régionaux desservent des villes comme Royan et Saint-Jean-d’Angély. Le tarif BUSS 2026 indique un ticket à l’unité à 1,20 € et un abonnement mensuel à environ 36,50 € ; aucun forfait touristique de transport valable dans toute la ville n’est confirmé. Le centre historique se visite à pied, et La Flow Vélo (V92) traverse la ville, notamment sur un itinéraire d’environ 39 km jusqu’à Cognac.
Climat et meilleure période
Saintes bénéficie d’un climat océanique : les maximales et minimales habituelles sont de 9–11 °C et 3–4 °C en hiver, 14–21 °C et 5–10 °C au printemps, 25–28 °C et 14–16 °C en été, et 13–23 °C et 6–12 °C en automne. Il pleut toute l’année ; juillet compte parmi les mois les plus secs et novembre parmi les plus humides. De mai à juin et de septembre à début octobre, les journées sont plus douces et les visiteurs moins nombreux qu’en haute saison. Juillet et août sont les mois les plus fréquentés et accueillent le Festival de Saintes.
Langue et monnaie
Le français est la langue parlée au quotidien ; on a plus de chances de trouver quelqu’un parlant anglais à l’office de tourisme et dans les principaux monuments que dans les petits cafés ou les boutiques. La monnaie est l’euro (€) ; commencez vos demandes par « Bonjour » et prévoyez un peu d’argent liquide pour les achats au marché.

Saintes : la pierre de Rome, la mémoire de la Charente

D’un pays celte façonné par le fleuve à une ville transformée par les empires, la foi, la guerre et les eaux

  1. vers 5000 av. J.-C.

    Des habitants s’installent sur la Charente

    Des traces archéologiques découvertes à Diconche, près de l’actuelle Saintes, témoignent d’une implantation néolithique dans le bassin de la Charente. Bien avant la construction d’une rue romaine, le fleuve attirait déjà les populations.

  2. vers 20 av. J.-C.

    Mediolanum prend forme

    Les urbanistes romains fondèrent Mediolanum Santonum chez les Santons et donnèrent à l’agglomération le nom d’une ville centrale de la plaine. Reliée à la voie Agrippa, elle devint l’une des premières capitales de la province de Gaule aquitaine.

  3. 18–19 apr. J.-C.

    Un arc au bord du fleuve

    Un monument à deux arches s’éleva au passage de la Charente, là où la voie Agrippa atteignait le fleuve. Ses pierres sculptées proclamaient l’autorité romaine aux voyageurs arrivant à Mediolanum.

  4. actif vers 18–19 apr. J.-C.

    Caius Julius Rufus

    Une inscription présente Rufus, un Gaulois romanisé des Santons, comme le donateur de l’arc fluvial. Il le dédia à Tibère, Drusus et Germanicus, gravant ainsi le prestige local dans la pierre pour les siècles à venir.

  5. 41–54 apr. J.-C.

    L’amphithéâtre ouvre ses portes

    La construction de l’amphithéâtre de Saintes commença sous Tibère et s’acheva sous le règne de Claude. Son arène ovale mesurait 126 sur 102 mètres et pouvait accueillir environ 15 000 spectateurs ; la porte orientale laissait entrer les cortèges, tandis que la porte occidentale évacuait les morts.

  6. Ier siècle apr. J.-C.

    L’eau arrive dans la ville

    Un aqueduc acheminait l’eau de source de Font Morillon, du Douhet et de Vénérand jusqu’aux fontaines et aux bains de la ville. Les ruines de Saint-Saloine révèlent encore une partie du complexe des salles chaudes, où les baigneurs romains passaient autrefois de l’air tiède à la vapeur.

Voir toute la chronologie (30 moments)
  1. vers 250 apr. J.-C.

    Saint Eutrope dans la tradition

    La tradition chrétienne situe Eutrope, considéré comme le premier évêque de Saintes, dans la ville vers le milieu du IIIe siècle. Selon cette même tradition, il y aurait subi le martyre ; son culte attira plus tard des pèlerins à la basilique édifiée sur sa tombe présumée.

  2. vers 270–300 apr. J.-C.

    La ville se replie derrière ses remparts

    Après des incursions et une période d’instabilité, Saintes se réduisit à une agglomération fortifiée sur la rive gauche de la Charente. Les bâtisseurs démontèrent les monuments plus anciens pour en récupérer les pierres, intégrant des éléments de la ville romaine aux défenses.

  3. 507

    Les Francs succèdent aux Wisigoths

    Saintes passa du royaume wisigoth au pouvoir franc après la victoire de Clovis sur les Wisigoths à Vouillé. La ville entra alors dans l’orbite du royaume mérovingien, même si ses remparts et ses églises romains continuèrent de faire partie du quotidien.

  4. 845–865

    Les Vikings atteignent Saintes

    Les Vikings remontèrent à plusieurs reprises la Charente, frappant Saintes et ses communautés religieuses. Incendies et pillages laissèrent des traces que les écrits décrivent rarement en détail, tandis que les premières archives monastiques furent perdues.

  5. 1047

    Fondation de l’abbaye aux Dames

    Le comte Geoffroy II Martel et son épouse, Agnès de Bourgogne, fondèrent l’abbaye aux Dames, consacrée le 2 novembre 1047. Son église et son couvent dotèrent Saintes d’une puissante abbaye bénédictine dirigée par des femmes, dont les pierres romanes s’élevaient près du fleuve.

  6. 1096

    Une basilique pour les pèlerins

    Le pape Urbain II consacra la basilique Saint-Eutrope reconstruite au-dessus du tombeau présumé du saint. Située sur la via Turonensis, l’itinéraire vers Saint-Jacques-de-Compostelle, sa crypte offrait aux pèlerins un lieu frais, bas de plafond, pour s’approcher des reliques.

  7. 1152

    Saintes passe sous domination angevine

    Le mariage d’Aliénor d’Aquitaine avec Henri Plantagenêt fit entrer ses terres, dont Saintes, dans les possessions angevines. La ville charentaise se trouvait désormais dans les territoires frontaliers disputés entre l’Aquitaine anglaise et la couronne de France.

  8. 1242

    La guerre de Saintonge bascule

    Les troupes de Louis IX battirent Henri III et ses alliés à Taillebourg, puis l’emportèrent près de Saintes. Henri s’enfuit vers Bordeaux et Saintes se rendit à la couronne de France, freinant les ambitions anglaises en Saintonge.

  9. 1360

    Saintes retourne à l’Angleterre

    Le traité de Brétigny céda Saintes à Édouard III et plaça la ville sous domination anglo-gasconne. Sur la Charente, un changement d’allégeance n’avait rien d’abstrait : il signifiait de nouveaux fonctionnaires, de nouveaux impôts et une nouvelle incertitude pour les marchands.

  10. 1372–1453

    Le pouvoir français est rétabli

    Bertrand du Guesclin reprit Saintes pour Charles V en 1372, dans le cadre d’une contre-offensive française plus vaste. Le retour de la ville à la couronne se maintint jusqu’à la défaite anglaise définitive à Castillon, en 1453.

  11. vers 1539

    Bernard Palissy met ses émaux au feu

    Le potier et naturaliste Bernard Palissy passa des années à Saintes à tenter de perfectionner ses émaux caractéristiques. Il raconta plus tard avoir brûlé meubles et combustible dans ses recherches ; ces expériences firent de la ville un premier chapitre d’une carrière qui le conduisit jusqu’à la cour de France.

  12. 1548

    Les Pitauds s’insurgent contre la gabelle

    Les paysans de toute la Saintonge se soulevèrent contre l’impôt sur le sel, la gabelle, lors d’une révolte restée dans les mémoires sous le nom de Jacquerie des Pitauds. Le connétable Anne de Montmorency écrasa l’insurrection, rappelant durement le prix des prélèvements royaux dans une région productrice de sel.

  13. 1568

    La cathédrale Saint-Pierre est saccagée

    Pendant les guerres de Religion, les troupes protestantes s’emparèrent de Saintes et saccagèrent la cathédrale romane Saint-Pierre. Sa nef et ses voûtes s’effondrèrent ; la reconstruction commença en 1585 et donna à l’édifice son caractère gothique et Renaissance plus tardif.

  14. 1685

    L’exode des huguenots

    Louis XIV révoqua l’édit de Nantes, privant les protestants de France de protections juridiques. Des artisans et des marchands huguenots quittèrent Saintes pour l’Angleterre, les Pays-Bas et l’Amérique du Nord, emportant avec eux leurs savoir-faire et leurs connaissances domestiques.

  15. 1738

    Naissance de Joseph-Ignace Guillotin

    Joseph-Ignace Guillotin naquit à Saintes le 28 mai 1738. Médecin, puis député à Paris, il proposa en 1789 un mode d’exécution mécanique uniforme ; l’instrument qui prit son nom appartient à la part bien plus sombre de son héritage.

  16. 1790

    Saintes devient chef-lieu du département

    La Révolution fit de Saintes le premier chef-lieu de la préfecture du nouveau département de la Charente-Inférieure. Les biens monastiques furent nationalisés, l’abbaye aux Dames devint un lieu de détention et les anciens remparts commencèrent à disparaître des abords de la ville.

  17. 3 juillet 1810

    La préfecture est transférée à La Rochelle

    Par décret impérial, Napoléon transféra la préfecture du département de Saintes à La Rochelle. Saintes conserva son statut de sous-préfecture : un déclassement politique qui reflétait l’importance croissante du port atlantique.

  18. 14–18 janvier 1843

    La Charente inonde la ville

    Le fleuve monta à environ sept mètres au-dessus de son niveau habituel, isolant le quartier Saint-Pallais et submergeant les rues basses. La crue relança les débats sur les ponts et le débit du fleuve ; à Saintes, l’eau a toujours son mot à dire dans l’aménagement urbain.

  19. 1843–1851

    Prosper Mérimée sauve l’arc

    L’écrivain et inspecteur des monuments historiques Prosper Mérimée s’opposa aux projets de démolition de l’arc de Germanicus lors de travaux sur le passage du fleuve. Les ouvriers le démontèrent pierre par pierre en 1843 et le reconstruisirent place Bassompierre en 1851, préservant une ancienne porte monumentale en la déplaçant loin de son emplacement d’origine.

  20. 1867

    Le chemin de fer transforme Saintes

    Saintes devint le siège de la Compagnie des chemins de fer des Charentes, attirant ateliers, emplois ferroviaires et nouveau rythme industriel. Le bruit des réparations s’ajouta à la vieille mélodie des cloches d’église et du trafic fluvial.

  21. 24 juin–4 septembre 1944

    Bombardements, Résistance et Libération

    Les forces allemandes occupaient Saintes depuis 1940 et utilisaient son nœud ferroviaire pour leur logistique militaire. Les bombes alliées frappèrent les ateliers ferroviaires le 24 juin ; le 4 septembre, les forces de la Résistance française libérèrent la ville alors que les unités allemandes se repliaient vers la côte atlantique.

  22. 1972

    La musique emplit l’abbaye

    Le Festival de Saintes vit le jour alors que l’abbaye aux Dames entamait une nouvelle vie grâce à sa restauration et à la musique. La pierre ancienne, qui avait servi de couvent, de caserne et de prison, devint un écrin résonnant pour la musique ancienne et classique.

  23. 9 décembre 1982

    La Charente monte à nouveau

    Le 9 décembre, les eaux de crue atteignirent 6,35 mètres, submergeant une partie du centre-ville et ses rues commerçantes. Les pointes ultérieures de 1994 et de 2021 rappelèrent le même constat troublant : les monuments romains et les quartiers modernes de Saintes partagent la patience d’un fleuve.

  24. 2015–2023

    Les monuments romains sont restaurés

    Entre 2015 et 2023, des travaux à l’amphithéâtre et aux thermes romains ont amélioré leur préservation et leur accessibilité au public. Dans l’arène, les pierres patinées et le ciel ouvert donnent encore mieux la mesure de la Saintes romaine qu’une carte ne pourrait le faire.

Qui a vécu ici

  • Médecin et homme politique · 1738–1814

    Joseph-Ignace Guillotin

    Né à Saintes

    Guillotin est né à Saintes en 1738, bien avant que son nom ne devienne celui d’un instrument qu’il préconisait comme une méthode d’exécution plus uniforme. Dans une ville où un amphithéâtre romain accueillait jadis des spectacles de violence publique, cet héritage contraste étrangement avec les pierres antiques.

  • Écrivain et inspecteur des monuments historiques · 1803–1870

    Prosper Mérimée

    A contribué à sauver l’arc de Germanicus en 1843

    En 1843, Mérimée a contribué à sauver l’arc de Germanicus en supervisant son déplacement, pierre par pierre, de l’ancien pont jusqu’à la place Bassompierre. Il pourrait voir dans Saintes aujourd’hui un exemple de conservation patiente, même si le cadre actuel de l’arc est très différent de son emplacement d’origine.

  • Écrivaine et journaliste · 1925–2024

    Madeleine Chapsal

    A gardé une maison familiale et écrit à Saintes

    Chapsal a conservé la demeure familiale de la rue Saint-Maur, où elle écrivait et a contribué à créer des salons littéraires locaux. Pour elle, Saintes n’était pas un simple décor ancestral : c’était un lieu de vie et de travail, et ses vieilles rues auraient encore de quoi nourrir une conversation.

  • Poète et dramaturge · 1877–1952

    Marc-Henri Évariste Poitevin

    Mort à Saintes

    Connu sous le nom de Goulebenéze, Poitevin a fait découvrir le parler saintongeais au public à travers ses poèmes et ses spectacles ; il est mort à Saintes en 1952. Aujourd’hui, il prêterait sans doute l’oreille aux inflexions locales de la ville avant de s’intéresser à ses monuments.

Où manger

Là où les habitants réservent vraiment leur dîner — loin des menus touristiques.

Bons plans d'initiés

De petites choses qui changent la façon dont la ville vous traite.

  • Parcourir le centre à pied

    L’arc de Germanicus, l’amphithéâtre romain et la basilique Saint-Eutrope sont généralement à 15 à 20 minutes de marche les uns des autres. Portez des chaussures adaptées aux ruelles pavées, surtout dans le vieux centre.
  • Prendre le réseau BUSS

    Le ticket BUSS à l’unité est affiché à 1,20 € ; les trajets à la demande Allo'BUSS coûtent 0,20 € de plus. Consultez la page des tarifs du réseau avant de partir, car les prix peuvent changer.
  • Matinée au marché

    Rendez-vous place Saint-Pierre le mercredi ou le samedi, lorsque le marché se tient de 7 h à 13 h. Prévoyez un peu d’espèces pour les petits achats et cherchez le melon charentais, le fromage de chèvre chabichou et les galettes charentaises.
  • Commencer par saluer

    Dites « Bonjour, Madame » ou « Bonjour, Monsieur » en entrant dans un magasin ou en engageant la conversation. Dans les petits restaurants et les boulangeries, commencer par saluer peut rendre une demande en anglais plus appréciée.
  • Choisir les mois doux

    En mai, juin et septembre, les conditions sont agréables pour marcher et faire du vélo, avec moins de journées très chaudes qu’au cœur de l’été. Juillet est le mois du Festival de Saintes, mais les températures peuvent dépasser 30 °C.
  • Garder un œil sur ses affaires

    Saintes est généralement considérée comme une ville sûre, mais gardez vos sacs près de vous pendant les marchés très fréquentés et les festivals d’été. Restez vigilant aux abords de la gare tard le soir et dans les ruelles périphériques mal éclairées.

Questions fréquentes

Saintes, en France, vaut-elle le détour ?

Oui, surtout si les vestiges romains et l’architecture romane vous intéressent. Saintes associe un amphithéâtre du Ier siècle et l’arc de Germanicus à la vaste crypte de la basilique Saint-Eutrope, le tout dans une ville compacte au bord de la rivière.

Combien de jours prévoir à Saintes ?

Prévoyez deux jours pour visiter les principaux sites romains, la vieille ville et l’abbaye. Une troisième journée vous permettra de faire une croisière sur la Charente, de visiter un musée plus longuement ou de parcourir à vélo La Flow Vélo.

Comment se rendre à Saintes en train ?

Les trains régionaux TER relient Saintes à Bordeaux, La Rochelle, Royan, Angoulême et Niort. Depuis Paris, comptez environ 3 à 3,5 heures avec un changement à Niort ou Angoulême ; vérifiez les horaires en vigueur avant de réserver.

Peut-on se déplacer à Saintes sans voiture ?

Oui. Le centre historique est compact et les principaux monuments sont séparés d’environ 15 à 20 minutes à pied. Les bus locaux BUSS relient la gare au centre et aux autres quartiers de la ville.

Saintes est-elle une ville sûre pour les visiteurs ?

Saintes est généralement une ville sûre pour les visiteurs, y compris les personnes voyageant seules. Prenez les précautions habituelles avec vos objets de valeur dans les marchés et festivals fréquentés, et restez vigilant près de la gare tard le soir.

Combien coûte un billet de bus à Saintes ?

Le billet simple BUSS standard indiqué coûte 1,20 €, avec un supplément de 0,20 € pour un trajet à la demande Allo'BUSS. Vérifiez le tarif en vigueur sur le site de BUSS avant votre déplacement.

Tous les lieux à visiter.

13 lieux à découvrir

Cathédrale Saint-Pierre De Saintes
Place

Cathédrale Saint-Pierre De Saintes

Amphithéâtre De Saintes
Place

Amphithéâtre De Saintes

Temple Protestant De Saintes
Place

Temple Protestant De Saintes

Arc De Germanicus
Place

Arc De Germanicus

Abbaye Aux Dames De Saintes
Place

Abbaye Aux Dames De Saintes

Place

Canton De Saintes

Musée De L'Échevinage De Saintes
Place

Musée De L'Échevinage De Saintes

Place

École D'Enseignement Technique De L'Armée De L'Air

Basilique Saint-Eutrope De Saintes
Place

Basilique Saint-Eutrope De Saintes

Aqueduc De Saintes
Place

Aqueduc De Saintes

Thermes De Saint-Saloine De Saintes
Place

Thermes De Saint-Saloine De Saintes

Église Saint-Pallais De Saintes
Place

Église Saint-Pallais De Saintes

Saintes
Place

Saintes

Crédits photo (4)
  1. Saintes — Cobber17 — CC BY-SA 3.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/) — Source: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Saintes.jpg
  2. 09 NAQ - Charente-Maritime - Saintes - La cathédrale Saint-Pierre (2017-05-02 15-33-47) — Johan Allard — CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/) — Source: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:09_NAQ_-_Charente-Maritime_-_Saintes_-_La_cathédrale_Saint-Pierre_(2017-05-02_15-33-47).jpg
  3. 2015-Saintes 02 — Salix — CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/) — Source: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:2015-Saintes_02.JPG
  4. Autoroute A10 à Saintes — Cobber17 — CC BY 3.0 (https://creativecommons.org/licenses/by/3.0/) — Source: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Autoroute_A10_à_Saintes.jpg

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