Dijon

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Dijon

Les collections d'art ducal gratuites et l'héritage viticole de l'UNESCO rendent Dijon bien plus riche que ne le suggère son cliché de la moutarde. Une ville compacte pour 2 à 3 jours de flânerie gourmande.

location_on 30 attractions
calendar_month Fin du printemps et début de l'automne (mai-juin, septembre-début octobre)
schedule 2-3 jours

Introduction

Les cloches des églises, le brouhaha du marché et l'odeur vive de la moutarde vous frappent dès les premiers blocs à Dijon, France. La surprise réside dans l'échelle : c'est une ville compacte, et pourtant elle abrite un palais ducal assez vaste pour y passer une après-midi entière, une crypte cathédrale construite autour de l'an 1000, et une culture gastronomique qui traite les cassis et le pain d'épices avec le même sérieux que d'autres lieux réservent aux monuments. Dijon semble intime, jusqu'à ce que l'on commence à prêter attention. C'est alors qu'elle s'élargit sans cesse.

Dijon fonctionne grâce au chevauchement de ses plaisirs. Le Palais des Ducs abrite le Musée des Beaux-Arts, dont l'entrée est gratuite, où les tombeaux des ducs de Bourgogne et leurs pleureuses sculptées transforment le pouvoir politique en quelque chose de presque troublant d'humanité, tandis qu'à l'extérieur, le vieux centre bat au rythme des bars à vin, des déjeuners au marché et du frottement des chaises de café sur les places de pierre.

Le vin explique mieux la ville que ce que les premiers visiteurs réalisent souvent. L'UNESCO n'a pas classé les Climats de Bourgogne simplement comme un joli paysage de vignobles : Dijon est importante car c'était l'un des lieux où le système viticole de la Bourgogne était administré, débattu et façonné, ce qui explique pourquoi les anciennes rues parlementaires et les bâtiments ducaux semblent liés aux vignobles situés au sud de la ville.

Ce qui fait que Dijon marque l'esprit, c'est le mélange de grandeur et de vie quotidienne. Vous pouvez gravir les 316 marches de la Tour Philippe le Bon, haute de 46 mètres, pour contempler les toits de terre cuite, puis redescendre pour déguster des huîtres du marché sous Les Halles ou une assiette d'œufs en meurette près de la place Émile Zola. Une ville dotée d'une telle diversité ne reste pas longtemps figée dans un rôle de musée.

Ce qui rend cette ville unique

Un pouvoir ducal toujours intact

Le centre ancien de Dijon semble d'une cohérence inhabituelle car le pouvoir y est resté ancré : le Palais des Ducs, l'ancien État de Bourgogne, les hôtels particuliers parlementaires, les façades d'églises et les maisons à colombages. Commencez par le Musée des Beaux-Arts, gratuit et situé à l'intérieur du palais, où les tombeaux des ducs et leurs pleureuses en albâtre transforment la politique médiévale en quelque chose de presque théâtral.

Le Parcours de la Chouette

La meilleure première promenade en ville est pratique plutôt que gadget : le Parcours de la Chouette, composé de 22 étapes, traverse Notre-Dame, les rues commerçantes, les encadrements de portes sculptés et les cours tranquilles en environ une heure si vous gardez le rythme. La plupart des gens ne se pressent pas, car Dijon multiplie les petites récompenses sur votre chemin : une façade gothique par-ci, une odeur de pain d'épices par-là, ou un toit pavé comme un écrin de bijoux.

Capitale de l'histoire du vin de Bourgogne

Dijon n'est pas seulement proche du vignoble bourguignon ; l'UNESCO la considère comme faisant partie du système, le cerveau administratif derrière les vignobles des Climats au sud. Cela change la signification de la ville : le palais, le quartier parlementaire et les anciennes rues commerçantes ne sont plus seulement un patrimoine statique, mais ressemblent davantage à la machinerie qui a façonné l'une des cultures viticoles les plus codifiées au monde.

Une ville qui respire

Dijon sait quand s'éloigner de la pierre. Le Jardin de l'Arquebuse réunit en un seul lieu un jardin botanique, un musée de la biodiversité, un planétarium et plus de 70 variétés de raisins, tandis que le Parc de la Colombière et le Lac Kir montrent ce que les habitants font lorsqu'ils ont fini d'admirer les ducs et qu'ils recherchent l'ombre, l'eau et la lumière des longues soirées.

Chronologie historique

Une ville forgée par les ducs, le parlement et les vignobles

D'un établissement de bord de route romain à la capitale cérémonielle de la Bourgogne

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Ier siècle av. J.-C.

Divio apparaît sur la voie romaine

Dijon commença sous le nom de Divio, un petit établissement sur la route reliant Lyon au nord. Les routes ont donné de l'importance au lieu avant même les monuments. Commerçants, soldats et charrettes de vin et de grain y passaient, traçant les premiers contours d'une ville qui continuerait de profiter des flux de circulation.

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v. 179

Saint Bénigne entre dans l'histoire

Selon la tradition, Bénigne vint dans la région en tant que missionnaire chrétien et fut martyrisé ici. Les faits documentés sont rares, mais la légende fut d'une importance capitale. Pendant des siècles, la ville bâtit son identité religieuse autour de sa mémoire, et les cryptes de pierre froide portent encore cet écho.

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fin du IIIe siècle

Les remparts s'élèvent autour de la ville

À la fin du IIIe siècle, l'établissement gallo-romain se resserra et se fortifia. Cela signifie généralement que l'inquiétude régnait : invasions, instabilité, sentiment que les routes ouvertes pouvaient apporter le danger aussi facilement que le commerce. Dijon apprit tôt que la survie commence parfois par la pierre.

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1001

Saint-Bénigne est reconstruit en pierre

La grande église abbatiale de Saint-Bénigne fut reconstruite au début du XIe siècle, ancrant Dijon dans la Bourgogne monastique. Les pèlerins venaient pour le culte du saint, et les moines façonnèrent la ville par la prière, la propriété foncière et la discipline. Encens, fumée de bougies, maçonnerie humide : le pouvoir médiéval avait une odeur.

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1031

Dijon devient capitale ducale

Robert Ier fit de Dijon la capitale du duché de Bourgogne, et la fortune de la ville changea instantanément. Ce fut la promotion politique qui transforma un établissement provincial en un siège de pouvoir. Cours, clercs, marchands et bâtisseurs suivirent.

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v. 1220

Notre-Dame prend sa forme gothique

La plupart des chercheurs datent la principale campagne de construction gothique de Notre-Dame de Dijon au début du XIIIe siècle. Sa façade ouest, chargée de détails sculptés, semble compacte et presque urbaine dans son tempérament, une église bâtie pour une ville pensant déjà en rues étroites et en angles vifs. La célèbre chouette viendra plus tard, mais l'esprit était déjà là.

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1342

Naissance de Philippe le Hardi

Philippe le Hardi, né en 1342, deviendra le duc qui propulsera Dijon dans un âge plus riche et plus théâtral. Sa cour comprenait l'apparat comme un outil politique. La pierre, la cérémonie et le mécénat devinrent des instruments de gouvernement.

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1365

L'expansion du palais ducal

Sous Philippe le Hardi, la résidence ducale commença sa transformation en le complexe palatial qui domine encore le centre de Dijon. C'était l'architecture au service de l'État. Chaque nouvelle salle et chaque nouvelle façade annonçait que la Bourgogne entendait rivaliser avec les rois, et non simplement les servir.

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1371

Naissance de Jean sans Peur

Jean sans Peur naquit au palais ducal de Dijon, rappelant que cette ville n'était pas un simple bureau de l'arrière-plan de la France médiévale. Le drame dynastique commença ici, dans les chambres d'enfants et les nefs des chapelles. Il porterait l'ambition bourguignonne dans l'une des politiques les plus sanglantes de l'époque.

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1386

Champmol refaçonne la mémoire ducale

Philippe le Hardi fonda la Chartreuse de Champmol juste à la sortie de Dijon comme monastère dynastique et lieu de sépulture. Le site fusionna la prière, l'art et la propagande avec une assurance presque insolente. Ses tombeaux sculptés et ses pleurants devinrent plus tard parmi les plus beaux témoins de la puissance bourguignonne à son apogée.

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1396

Naissance de Philippe le Bon

Philippe le Bon, né à Dijon, présiderait la cour la plus brillante et la plus raffinée du duché. Il comprenait le prestige comme un joaillier comprend la lumière. Sous son règne, Dijon se trouva au centre d'un monde politique qui s'étendait bien au-delà des vignobles de Bourgogne.

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1430

La Toison d'Or, symbole de puissance

Philippe le Bon fonda l'Ordre de la Toison d'Or en 1430, et la cour bourguignonne affina son image pour devenir l'une des plus grandes scènes d'Europe. La chevalerie n'était pas ici une simple décoration pittoresque. C'était du branding, de la diplomatie et un avertissement enveloppé de velours.

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v. 1455

L'élévation de la tour de Philippe le Bon

Au milieu du XVe siècle, la Tour Philippe le Bon s'éleva au-dessus du palais, atteignant finalement 46 mètres et 316 marches. Une telle tour est à la fois un poste d'observation et une vantardise. Depuis son sommet, la ville se déploie en tuiles rouges et vernissées, et le vieux message ducal est toujours lisible : nous sommes ici, et nous entendons être vus.

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1477

Le duché passe à la Couronne

Charles le Téméraire mourut en 1477 à Nancy, et avec lui, le projet bourguignon des Valois s'effondra. Louis XI agit rapidement pour absorber Dijon et le duché dans le domaine royal français. Le rêve de cour s'acheva brutalement, comme une porte claquée par un roi.

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1513

Le siège met la ville à l'épreuve

Les forces suisses et impériales assiégèrent Dijon en 1513, mettant la ville sous pression durant les guerres du début du XVIe siècle. Le gouverneur Louis II de la Trémoille aida à la sauver par la défense et la négociation, et la mémoire locale attribua autant le salut à l'aide divine qu'à la compétence militaire. La peur laisse des traces ; tout comme le soulagement.

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1627

Bossuet naît à Dijon

Jacques-Bénigne Bossuet naquit ici en 1627 avant de devenir l'un des plus grands prédicateurs et théologiens royaux de France. Dijon lui offrit sa première éducation et son premier contact avec le monde public. La ville produisait non seulement des fonctionnaires et des marchands, mais aussi des voix formées pour captiver une assemblée.

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1683

Rameau entend la ville pour la première fois

Jean-Philippe Rameau naquit à Dijon en 1683, fils de l'organiste de Saint-Étienne. Avant que Paris ne l'entende, c'est Dijon qui l'a découvert : la musique d'église, les leçons, les claviers, la mathématique disciplinée du son. On peut encore imaginer la vibration des notes sous les voûtes de pierre.

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fin du XVIIe siècle

Mansart donne son visage classique au palais

Sous le règne de Louis XIV, Jules Hardouin-Mansart remodela certaines parties du palais et des États de Bourgogne avec un langage plus calme et plus classique. La Bourgogne médiévale aimait l'apparat. La France royale préférait la symétrie, le contrôle et les longues façades qui semblaient ne jamais avoir élevé la voix.

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1783

La tour se tourne vers les étoiles

La Tour Philippe le Bon commença une seconde vie en tant qu'observatoire astronomique en 1783. Une tour de guet ducale devint un lieu de mesure des cieux. Dijon a toujours aimé les bâtiments qui refusent de rester confinés à un seul siècle.

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1789

La Révolution brise l'ordre ancien

La Révolution française dépouilla Dijon de beaucoup de ce qui en faisait une capitale provinciale de rang : la richesse de l'Église, les privilèges parlementaires, la cérémonie héritée. Certains monuments furent endommagés, certaines institutions dissoutes, et la ville dut se reconstruire à partir des débris. La vieille Bourgogne ne s'est pas éteinte sans bruit.

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1803

Naissance d'Henry Darcy

Henry Darcy, né à Dijon, apportera plus tard à la ville l'une de ses améliorations les moins glamour mais les plus décisives : l'eau potable. Les ingénieurs reçoivent rarement des statues à la mesure de leur impact. Ils le devraient.

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1832

Gustave Eiffel naît à Dijon

Gustave Eiffel naquit à Dijon en 1832, bien avant que son nom ne devienne synonyme d'ambition de fer à Paris. Ce lien importe moins comme anecdote locale que comme preuve que la Dijon du XIXe siècle produisait des esprits aptes à un siècle industriel. La Bourgogne ne faisait pas que produire du vin.

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années 1840

Darcy apporte l'eau potable

Dans les années 1840, Henry Darcy conçut un système moderne d'approvisionnement en eau pour Dijon, acheminant l'eau de source dans la ville avec une rigueur presque morale. L'eau propre changea la vie quotidienne plus que n'importe quel arc de triomphe. Les rues, les fontaines, les cuisines et la santé publique devinrent moins précaires.

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1856

La moutarde moderne de Dijon est définie

Jean Naigeon remplaça le vinaigre par le verjus dans la fabrication de la moutarde, donnant au condiment local ce profil plus vif désormais associé à Dijon. Ce n'était pas une simple anecdote de cuisine. C'était de la chimie alimentaire, du commerce et de l'identité en pot.

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1870

Retour de la guerre et de l'occupation

La guerre franco-prussienne apporta l'occupation à Dijon, rappelant à la ville que les conflits modernes marchaient encore dans les vieilles rues. Les boulevards et les chemins de fer avaient changé le tissu urbain à cette époque, mais l'anxiété sonnait de la même manière. Le bruit des bottes sur la pierre garde son propre rythme.

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1936

Les Climats acquièrent une forme juridique

Le système d'Appellation d'Origine Contrôlée codifia les Climats de Bourgogne dans les années 1930, donnant une force juridique aux distinctions de vignobles façonnées au fil des siècles. Dijon joua ici un rôle de cerveau administratif et commercial de la région. Les lignes sur le papier aidèrent à protéger les lignes sur les coteaux.

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1944

Dijon est libérée

Après l'occupation et les bombardements de guerre, Dijon fut libérée le 11 septembre 1944 par les forces françaises et la Résistance. La libération n'est jamais abstraite lorsqu'elle se déroule dans des rues que les gens connaissent par leur nom. Les cloches sonnent différemment après la peur.

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2015

L'UNESCO reconnaît le système bourguignon

L'UNESCO a inscrit les Climats de Bourgogne en 2015, et Dijon a été incluse en tant que partie du réseau urbain qui a donné à cette culture viticole son langage, ses lois et son commerce. L'honneur n'était pas seulement pour la beauté des paysages. Il reconnaissait un ordonnancement humain patient du territoire, parcelle par parcelle, sur des siècles.

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2022

L'ouverture de la Cité de la Gastronomie

La Cité Internationale de la Gastronomie et du Vin a ouvert à Dijon en 2022 sur le site d'un ancien hôpital. Cet emplacement dit tout. Un lieu autrefois destiné à soigner les corps met désormais en scène le long argument bourguignon selon lequel la nourriture et le vin font partie de la civilisation, et non de la décoration.

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Aujourd'hui

Personnalités remarquables

Gustave Eiffel

1832–1923 · Ingénieur
Né ici

Eiffel est né à Dijon avant de remplir d'autres horizons de structures en fer et d'élégance mathématique. Il reconnaîtrait probablement la ville instantanément : des rues ordonnées, de la pierre sérieuse et une confiance tranquille qui n'a pas besoin de Paris pour être validée.

Jean-Philippe Rameau

1683–1764 · Compositeur
Né ici et y a travaillé au début de sa vie

Rameau est né à Dijon et a fait ses premiers pas dans le monde d'organiste de son père avant que Paris ne l'emporte. On peut encore l'imaginer écoutant les églises de la ville non pas comme des monuments, mais comme des instruments, chaque nef étant construite pour retenir une note un peu plus longtemps que la raison ne l'exige.

Henry Darcy

1803–1858 · Ingénieur
Né ici

Darcy a accompli quelque chose de moins glorieux que d'écrire des opéras ou de régner sur des duchés : il a aidé à apporter l'eau potable à Dijon. Cet acte pratique a changé la vie quotidienne plus que la plupart des statues ne le feront jamais, et la ville porte encore son intelligence dans ses structures calmes et bien gérées.

Philippe le Bon

1396–1467 · Duc de Bourgogne
Né ici

Philippe le Bon a transformé Dijon en le centre névralgique d'un État qui rivalisait avec les rois. En parcourant le palais et les sculptures funéraires aujourd'hui, son ambition semble encore assez proche pour être touchée, polie dans la pierre et la cérémonie.

François Rude

1784–1855 · Sculpteur
Né ici

Rude est né à Dijon et s'est formé dans l'ancien palais ducal avant de s'imposer dans la mémoire collective française avec les reliefs puissants de l'Arc de Triomphe. Dijon garde la version plus calme de lui : l'étudiant avant le tonnerre, apprenant comment la pierre peut s'animer.

Félix Kir

1876–1968 · Prêtre et homme politique
Maire de la ville après la Seconde Guerre mondiale

Félix Kir a aidé à façonner le Dijon de l'après-guerre et a laissé son nom attaché à une boisson si célèbre que beaucoup oublient qu'il fut un homme de chair et d'os. Il serait probablement amusé de voir que le cassis et le vin blanc sont devenus son héritage, bien que le Lac Kir soit un mémorial plus durable.

Bernard Courtois

1777–1838 · Chimiste
Né ici

Courtois, le découvreur de l'iode, est né à Dijon et est issu de l'orbite scientifique de la ville plutôt que de son glamour ducal. Cela correspond parfaitement à Dijon : sous les façades sculptées coule une habitude obstinée, héritée des Lumières, de comprendre comment les choses fonctionnent.

Roger Guillemin

1924–2024 · Neuroscientifique
Né ici et y a étudié

Guillemin est né à Dijon, a étudié au Lycée Carnot et a commencé la médecine ici avant de remporter un prix Nobel loin de la Bourgogne. Son parcours en dit long sur la ville : Dijon peut paraître modeste jusqu'à ce que l'on remarque combien de personnes elle a formées à une pensée de très haut niveau.

Informations pratiques

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S'y rendre

En 2026, l'aéroport de Dijon Bourgogne dessert principalement le trafic d'affaires, de formation et médical plutôt que le tourisme de masse régulier, la plupart des visiteurs arrivant donc par le rail depuis un grand centre de correspondance. Les options air-rail les plus simples sont l'aéroport de Lyon-Saint Exupéry (LYS), qui dispose d'une gare SNCF/TGV sur place, et Paris Charles de Gaulle (CDG), avec des trains reliant l'Aéroport Charles de Gaulle 2 TGV à Dijon en environ 4h15 au plus vite ; Dijon Ville est la gare principale, bien que Dijon-Porte-Neuve soit également utile pour certains trajets régionaux, et la ville est située sur les axes autoroutiers A31 et A39.

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Se déplacer

Dijon ne possède pas de métro en 2026. L'épine dorsale est constituée des 2 lignes de tramway de la Divia, T1 et T2, plus les lignes de bus Lianes L3 à L9, une navette gratuite du centre-ville circulant du lundi au samedi environ toutes les 10 minutes de 8h00 à 19h00, et un centre historique qui se visite mieux à pied qu'en voiture. Un ticket Bus&Tram d'une heure coûte 1,40 €, un pass 24 heures 4,20 €, et le Dijon City Pass inclut les transports publics gratuits sur le pass physique ; les cyclistes peuvent utiliser DiviaVélodi avec 40 stations et 440 vélos, avec un pass 24 heures à 1,50 €.

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Climat et meilleure période

Le climat de Dijon est plutôt frais à doux que spectaculaire : le printemps se situe généralement entre 5 et 20 °C, l'été entre 13 et 27 °C, l'automne entre 8 et 22 °C, et l'hiver entre -0,2 et 5,6 °C. La pluie tombe tout au long de l'année, avec une tendance à l'humidité en mai, donc la période idéale s'étend de fin mai à juin ou de septembre à début octobre, quand la ville est facile à parcourir à pied et que le vignoble au sud de la ville est à son apogée ; juillet et août sont plus chauds et fréquentés, tandis que janvier et février sont plus calmes et gris.

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Langue et monnaie

Le français est la langue du quotidien, et un simple bonjour avant toute question ouvre encore plus de portes qu'on ne l'imagine. La France utilise l'euro, le paiement par carte est courant, les paiements sans contact sont officiellement plafonnés à 50 € par transaction, et l'infrastructure touristique de Dijon est suffisamment multilingue pour les visiteurs, l'anglais étant proposé sur les sites majeurs comme l'ascension de la Tour Philippe le Bon.

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Sécurité

Dijon est une ville sûre pour la plupart des visiteurs en 2026, mais les réflexes urbains habituels restent de mise : ne laissez pas votre téléphone sur les tables de café, surveillez vos poches dans les trams et les bus, et restez vigilant autour de la gare SNCF et dans les rues animées des bars tard le soir. Les numéros d'urgence français sont le 112 pour les urgences générales, le 15 pour l'aide médicale, le 17 pour la police, le 18 pour les pompiers, et le 114 par SMS ou vidéo si vous êtes sourd ou malentendant.

Conseils aux visiteurs

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Choisissez votre pass

Un pass Divia de 24 heures coûte 4,20 €, tandis que le Dijon City Pass commence à 22 € et inclut uniquement les transports publics pour la version physique. Si vous prévoyez plusieurs musées et l'ascension d'une tour, le City Pass peut vite être rentable ; si vous marchez principalement, les tickets Divia classiques sont moins chers.

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Utilisez la navette

Dijon n'a pas de métro, mais le réseau de tramway est facile et la navette gratuite du centre-ville passe toutes les 10 minutes de 8h00 à 19h00, du lundi au samedi. Gardez votre ticket de tram payant pour les trajets plus longs comme le Lac Kir ou la gare.

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Montez tôt

La Tour Philippe le Bon compte 316 marches et un accès guidé, alors réservez à l'avance plutôt que de penser que vous pouvez entrer librement. Les montées matinales offrent une lumière plus pure sur les toits de terre cuite et vous évitent la partie la plus chaude de la journée.

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Profitez de la gratuité

Les collections permanentes du Musée des Beaux-Arts de Dijon sont gratuites, tout comme le Musée archéologique et le Musée de la Vie bourguignonne. C'est une aubaine rare dans une ville dotée d'un patrimoine aussi important.

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Commencez par « Bonjour »

Dans les boutiques, les cafés et les étals de marché, commencez par un « bonjour » avant de demander quoi que ce soit. Le service à la française est plus fluide quand on le fait, et à Dijon, la différence est immédiate.

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Surveillez la gare

Dijon est une ville gérable, mais restez vigilant autour de la gare SNCF, dans les trams bondés et dans les rues animées des marchés. Ne laissez pas votre téléphone sur les tables de café et gardez votre sac fermé ; les recommandations gouvernementales françaises placent le vol à la tire, et non la criminalité violente, en tête de liste.

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Questions fréquentes

Dijon vaut-elle la peine d'être visitée ? add

Oui, surtout si vous recherchez une ville française compacte avec une véritable substance plutôt qu'une simple liste de sites de cartes postales. Dijon vous offre l'histoire ducale, des musées gratuits, des marchés alimentaires de qualité et un accès direct au vignoble bourguignon sans l'ampleur ou le coût de Paris ou Lyon.

Combien de jours passer à Dijon ? add

Deux jours suffisent pour le centre historique, le Palais des Ducs, Les Halles et l'ascension d'une tour. Prévoyez trois jours si vous voulez visiter les musées correctement, profiter d'un déjeuner de marché plus lent et prendre le temps pour le Lac Kir ou une excursion dans les vignobles de Bourgogne.

Comment se déplacer à Dijon sans voiture ? add

Très facilement. Le centre historique est piétonnier, le Parcours de la Chouette relie 22 arrêts clés, et les deux lignes de tramway de la Divia, les bus et la navette gratuite du centre s'occupent du reste.

Dijon a-t-il un métro ? add

Non, Dijon ne possède pas de métro. La ville fonctionne avec deux lignes de tramway, des bus, une navette gratuite du centre-ville et un système de vélos en libre-service avec 40 stations.

Quelle est la meilleure période pour visiter Dijon ? add

La fin mai à juin et de septembre à début octobre sont les périodes idéales. Les journées sont longues, les températures sont plus agréables pour la marche qu'en plein été, et les escapades dans le vignoble sont plus intéressantes quand les vignes sont actives plutôt que nues.

Dijon est-elle chère pour les touristes ? add

Non, pas selon les standards des escapades urbes françaises. Les collections permanentes gratuites des musées, un pass transport journée à 4,20 € et l'abondance de l'alimentation de marché rendent le séjour moins coûteux qu'à Paris, Bordeaux ou dans une grande partie de la Provence.

Dijon est-elle sûre pour les touristes ? add

Oui, généralement. Une prudence urbaine standard suffit à la plupart des visiteurs, avec une attention particulière autour de la gare, dans les trams bondés et dans les zones de shopping ou de marché très fréquentées.

Quel aéroport utiliser pour Dijon ? add

L'aéroport de Lyon-Saint Exupéry ou celui de Paris Charles de Gaulle est généralement plus judicieux que l'aéroport de Dijon Bourgogne. Dijon Bourgogne dessert principalement l'aviation d'affaires, médicale, militaire et de loisirs, tandis que Lyon et CDG sont bien mieux connectés aux réseaux ferroviaires.

Peut-on visiter Dijon pendant un week-end ? add

Oui, et Dijon se prête particulièrement bien aux week-ends. Un marché le samedi aux Halles, le musée des Beaux-Arts, le Parcours de la Chouette et un bon dîner bourguignon constituent déjà un séjour de deux jours complet et satisfaisant.

Sources

Dernière révision :